Journal,Je perds la tête. Oui encore !
Je sais plus quoi faire.
Chaque jour il me hante un peu plus et je ne le connais même pas.
Enfin si en tant que « célébrité » , mais personnellement tellement pas.
Et pourtant depuis quelques mois, j'ai la chance de discuter avec lui sur Internet.
Il est tellement gentil si tu savais.
Différent de la vie sous les projecteurs.
On plaisante sur tout et n'importe quoi, il m'aide quand ça va pas.
On apprend à se connaître, ça me fait bizarre de lui parler à lui, Bill Kaulitz, super chanteur riche et célèbre alors que moi Tom Trümper, je ne suis qu'un ridicule gars parmi tant d'autres.
C'est vrai ! Il est juste magnifique, gentil , drôle, pas con du tout, bref pour moi il est parfait.
Et ses yeux ! Son sourire aussi...
J'aime tout de lui, seulement ça ne peut être réciproque c'est impossible.
Ca fait des mois que ça dure cette tourmente dans ma tête.
J'hésite à tout lui dire.
Mais il se moquerait de moi à tous les coups.
Et puis je ne le pense pas homo comme moi.
Bordel je suis totalement perdu.
Cette histoire me bouffe trop.
Je me renferme sur moi même, je sors moins , je fais plus la fête...
J'ai changé , oui.
Je suis conscient que ce n'est pas bon pour moi de m'enfermer dans ma bulle.
« Ce n'est pas la vie réelle . » m'a-t-on dit , je le sais bien mais je ne peux empêcher mon c½ur de l'aimer.
C'est plus fort que moi.
Je suis si jeune en même temps, à seize ans, que connaît-on de la vie ?
Rien.
Et j'ai ce besoin de rêver, de me raccrocher à quelque chose pour être moi.
Oui car quand je suis avec lui, je peux être moi même, tout lui dire, il ne me juge pas.
Bien sûr il ne sait pas que je suis gay et en plus dingue de lui.
J'ai trop peur de lui en parler.
Mes amis ne sont pas au courant , ils ne savent même pas que je discute avec, ils n'aiment pas Bill de toute manière.
Et puis, ils ne me comprendraient pas, pour eux c'est que du virtuel.
Rien n'est concret.
Ils n'auraient pas tord mais je ne peux m'empêcher d'espérer.
Je ne suis qu'un adolescent pommé mais sûr d'une chose : J'aime Bill Kaulitz.
Et je ne peux rien faire contre ça.
Je ne sais même pas si il sera connecté ce soir, une tournée l'attend bientôt, il est moins présent et très énervé en ce moment , je comprends , ce doit être dur de tout préparer, pour ensuite assurer le spectacle pour plusieurs jours.
Sa vie est réglée presque à la seconde près, du coup le peu de moment de tranquillité auquel il a droit, il le passe à se reposer et pour discuter avec moi.
Il me dit qu'il pense à autre chose dans ces moments là.
Moi c'est simple, je ne pense qu'à lui, tout le temps, mais ça tu le sais déjà, depuis le temps que je rabâche tes pages blanches de lui.
Mais il faut bien que je décharge cet excès de sentiments et d'amour non ?
Je vais devoir te laisser, j'ai une tonne de devoirs à faire, et si mes parents apprennent que j'ai rien fait ils vont me passer un savon digne de ce nom.
Mon journal refermé, je repense aux quelques mots déposés quelques minutes auparavant.
Si jamais quelqu'un en venait à le trouver ce serait vraiment la honte.
Déjà qu'au lycée on me trouve bizarre , ce serait un comble !
Pas que je n'ai pas d'amis, je suis quand même bien entouré mais je ne sais pas, j'arrive pas à leur faire confiance.
Ils ne savent pas pour mon homosexualité, tout comme mes parents et Bill.
Sauf ce bout de papier et cuir qui connaît tout de moi.
En même temps il est dépourvu d'âme mais il y a toujours un risque.
C'est pourquoi, un cadenas le protège, la clé est accrochée à mon cou et le double est caché lui aussi.
On m'a déjà demandé à quoi servait cette clé, et quelle connerie je ne leur ai pas sortie : « La clé de mon âme. » On m'a beaucoup rit au nez, pourtant c'est la vérité mais eux ne sont en aucun cas subtil et ont crus que je blaguais.
De toute façon jamais je ne leur dirai que je tiens un journal intime, truc de fille pour eux.
Avec ces gens faut être viril, sûr de soi, tomber de filles à gros nichons et sans cervelles s'il vous plait, ben oui comme ça le temps qu'elles comprennent qu'elles ont juste servies de vide-couilles, une autre nana est déjà dans le plumard.
Quelle mentalité.
Je ne suis rien de tout ça.
Enfin je ne dis pas que j'ai jamais couché avec une fille.
C'est d'ailleurs grâce à ça que j'ai découvert mes préférences.
Je sors mon agenda pour vérifier ce que j'ai à faire.
Je n'ai pas mis de photos de Bill, de peur d'être percé à jour.
Oh plein d'exercices de physiques, et un test de vocabulaire en anglais demain.
Demain ?
Merde j'ai pas révisé, oh la galère....
Je suis une vraie tâche en plus dans cette matière.
Je déteste l'anglais.
Je suis allemand à l'origine mais mes parents ont déménagés ici , dans le nord de la France, là où il fait toujours moche.
J'ai le mal du pays, je n'aime pas vivre ici, l'Allemagne me manque beaucoup trop.
Je parle français couramment mais je sais pas ... Ca n'a en fait rien à voir avec toute cette utopie faite autours de ce pays.
Il est banal à mes yeux.
Ce n'est pas chez moi, et il n'est pas là, Bill.
Je vivais à Hamburg, ville lumineuse et animée.
J'aimais vivre là, il y avait mes rares amis, mes lieux de prédilection....
Et surtout, Bill vivait pas loin de moi.
Pas que j'allais le harceler, mais quand il était pas là, j'allais à son studio me poser dans un coin à l'abri des regards.
J'aimais rester là pendant des heures à penser à tout et à rien.
Bill ne sait pas que j'allais souvent là.
C'est gênant , voir même voyeur faut l'avouer mais tellement calme là bas.
Et là ma famille se casse en France.
Sans me demander mon avis bien sûr...
Ils s'en fichent de toute manière, je ne suis pas comme ma s½ur, qui elle est brillante, sociable, ouverte aux autres, elle fait la fierté de la famille.
Elle a dix huit ans et un bel avenir devant elle.
Moi je suis plutôt le vilain petit canard, le plus jeune, moins doué qu'elle, pas sociable du tout, au contraire et je ne sais pas du tout ce que je veux faire plus tard.
A seize ans aussi ... C'est dur de savoir ce que l'on veut plus tard.
Je me pose souvent cette question : Que vais-je devenir plus tard ? Avec ma timidité presque maladive, je m'ouvre pas aux autres, je suis sauvage d'après mes parents.
C'est pour ça que je préfère discuter par ordinateur , c'est plus pratique et au moins je peux être « moi ».
Cela fait .... Cinq mois que je discute avec Bill.
C'est peu pour certains mais pour moi non, j'en étais déjà dingue avant mais maintenant qu'il « sait » qui je suis, c'est pire.
Il va bientôt retourner sur scène, il m'a demandé si j'allais venir...
Problème je suis tellement mal à l'aise en public que je n'ai jamais osé aller à un seul de ses concerts.
Ca me fait de la peine surtout que je le connais depuis le début et cette foutue timidité m'empêche de franchir ce cap.
Pourtant j'en crève d'envie.
Seulement je me vois pas du tout attendre des heures et des heures avec toutes ces folles qui hurlent et poussent dans tous les sens.
C'est un coup à finir avec les secouristes. Et merci mais non merci.
Pourtant j'en crèverais de faire un concert.
De le voir en vrai.
Sa musique me touche particulièrement.
J'espère qu'il sera là ce soir et que mes parents et ma s½ur vont pas me forcer à rester...
Je ne suis pas famille, préférant largement le cocon protecteur de ma chambre.
J'y peux rien si je suis solitaire et timide.
On peut pas dire que les autres m'aident à me mettre à l'aise.
Je suis un peu bizarre selon eux, rêveur.
C'est vrai, le monde réel me fait peur alors je me suis crée un monde plus beau.
Moins cruel peut-être.
C'est pas ça la vie je le sais que trop bien mais c'est ce qui me permet de rester en vie.
J'ai trouvé en lui, une personne, la force de me battre pour rester.
Et espérer aussi.
Oui j'espère comme un débile qu'il ressente quelque chose pour moi.
C'est stupide non ?
Il me connaît pas du tout , il est plus âgé, il a quand même vingt ans.
Pourquoi je l'intéresserais ?
Je ne suis rien.
Si ça se trouve, il se joue de moi.
Je ne dois pas penser à ça.
C'est déjà difficile pour moi d'accorder ma confiance je ne vais pas commencer à douter.
Sinon j'ai pas fini de stresser.
Mais c'est vrai, si ça se trouve il se fou de moi, pensant que je suis un gros blaireau amouraché de lui.
Il attire beaucoup les filles, les gars par contre, je sais pas.
Je veux pas savoir, j'ai trop peur de pas avoir ma chance.
Je me fais des idées comme toujours.
-Tom ? Maman t'appelles depuis des plombes ! On t'attend pour manger, grouille toi sale poulpe crasseux.
-Ely fous le camps de ma chambre !
-Une chambre ? Ca pue le fauve, tu aères de temps en temps ? C'est pas comme ça qu'une fille atterrira dans ton pieux !
-Dégage.La porte se referme avec un grand rire, sale peste, elle m'énerve quand elle se moque de mes cheveux.
J'aime mes dreads, si elle est pas contente c'est pareil.
Je referme mes livres et cahiers pour descendre.
J'ai pas beaucoup avancé dans mes devoirs, Bill est trop omniprésent dans mon esprit.
Arrivé dans la cuisine, je constate que tout le monde me fixe.
Aie.
-Tom c'est pas possible, tu sais très bien que quand on t'appelle, tu viens.
-Pardon papa.
-Tu es trop rêveur. Arrête de vivre dans ton monde et grandis.Et patati et patata, c'est toujours la même chose avec eux.
Ca m'énerve.
Ils n'essayent même pas de me comprendre.
Je vois Ely qui essaye de se retenir de rire , ben tiens, c'est sûr c'est amusant de voir son frère se faire engueuler.
Quand ce sera son tour , ce sera à moi de rire sauf que moi je me retiendrai pas.
Le repas se passe entre eux trois, moi je n'existe pas , en même temps, parler de futilités avec eux m' intéresse peu voir pas du tout.
Mon assiette est bien plus passionnante, mon estomac se rempli.
Je ne lève les yeux du contenu de mon assiette. Je n'ai qu'une hâte, que ça se termine et que je puisse remonter dans ma chambre.
Mon univers me manque déjà.
Je termine mon repas, débarrasse ma table et m'apprête à remonter quand ma mère m'interpelle.
-Dis moi Tom, la vaisselle ne va pas se faire toute seule !
-Maman, j'ai des devoirs qui m'attendent.
-Ca ne prend que cinq minutes, alors tu vas me faire le plaisir de nous donner un coup de main, investis toi un peu.C'est toujours pareil, ils ne remarquent pas les efforts que je fais.
Il m'arrive de plus en plus souvent de faire le ménage pour me relaxer.
J'ai découvert que c'était très efficace.
Mais bien sûr Ely en grande jalouse prétend toujours que c'est elle qui fait tout et que moi, je reste dans ma chambre à ne rien foutre.
J'ai beau protester, ils préfèrent la croire.
Je ne déteste pas ma famille , mais je ne l'aime pas non plus.
Je ne sais pas quoi faire pour qu'ils me traitent normalement alors je fais rien.
Je préfère ne pas gâcher mon temps là dedans.
De toute manière je n'ai rien à leur prouver.
Alors je fais la vaisselle comme un gentil petit chien et je ne dis rien.
Même si j'en avais envie, je n'oserais pas.
Ma timidité en est la cause.
Et puis , est-ce que ça vaut le coup de se battre quand on est face à un mur ?
Je ne pense pas.
C'est pratiquement sans un regard et un « bonne nuit. » à peine prononcé à mon égard que je rejoins finalement ma chambre.
Immédiatement je me jette sur mon PC afin de voir si Bill ne m'a rien laissé.
L'espoir me quitte quand je réalise que je n'ai rien eu.
Mon c½ur qui battait à la chamade s'est brusquement arrêté.
Je suis triste, j'espérais.
Peut-être qu'il viendra plus tard.
En attendant je continue mes devoirs en essayant de ne plus penser à Bill sinon je vais me louper.
Je me lance dans ma rédaction en français sans grand enthousiasme.
J'aime écrire mais dans ma langue maternelle, pas celle que j'appelle de substitution.
Mais ce n'est pas moi qui décide des règles du jeu.
Alors je m'adapte.
Ma plume imprime sur le papier mes idées, mes émotions.
Bien que ça m'énerve, je m'applique un maximum.
Et puis le sujet n'est pas si mal.
« Influences de la musique sur les jeunes. »
C'est actuel, assez libre et ça me fait penser à Bill inexorablement.
C'est bien plus facile pour moi.
Après avoir écrit encore quelques lignes, je décide de faire une pause et de voir si Bill n'est pas connecté.
Non toujours pas...
Je suis déçu , j'avais besoin de lui parler .
Il ne peut pas toujours être là je sais.
Alors je papote avec d'autres personnes venant de divers pays et horizons.
Ca me fait du bien de m'évader comme ça, j'oublis un peu ma journée qui a encore été monotone et routinière.
J'ai envie que ça change, de retourner à Hamburg, pour m'éclipser jusqu'au studio pour me sentir bien.
Ca paraît tellement stupide d'aller là mais j'y peux rien.
Ce lieu m'appelle, mon corps le réclame.
J'en peux plus de vivre en France, pourquoi personne n'a demandé mon avis ?
Je suis si transparent ?
Pas avec Bill.
Au moins avec lui j'ai l'impression d'exister.
Je continue vite fait mes activités et éteins mon ordi.
Je suis bien sûr triste, j'aurais aimé lui parler un peu, juste savoir si il va bien , il était fatigué la dernière fois.
Une fois dans mon lit et dans le noir, j'essaye de fermer les yeux.
Mais j'ai du mal.
Surtout à force de voir comment est ma vie.
Oh bien sûr il y a pire mais je ne suis pas heureux, ni malheureux d'ailleurs.
Je suis juste vide.
Sans amis, sans personne à qui vraiment me confier.
Je me suis raccroché à Bill car lui m'écoute et il est gentil avec moi.
Six heures, le réveil sonne, je l'écrase, comme tous les matins.
J'ouvre les yeux, le soleil m'agresse à travers les volets.
La lumière filtre.
J'entends les pas de ma s½ur et mes parents.
La maison s'active.
L'enfer de la routine commence déjà.
Je fais donc tous ces gestes mécaniques.
En gros c'est debout, métro, boulot, dodo.
Quelle vie magnifique pour une un ado de seize ans non ?
En même temps quand on a pas de vie sociale , on fait avec ce qu'on a.
Il est déjà l'heure pour moi d'aller au lycée.
Le temple du mensonge, je vais encore passer pour ce que je ne suis pas.
Seulement à seize ans, on est encore con et il est difficile d'assumer ce qu'on est vraiment.
Comme toujours mes parents auront fait la conversation avec Ely et moi j'existe presque pas.
Ce soir elle n'est pas là d'après ce que j'ai entendu ou plutôt écouté.
Sa vie ne m'intéresse pas tant que ça.
Pendant le court trajet, je fume tranquillement une cigarette , seule chose dont on ne me prive pas.
Ce poison a le don de me calmer.
Et je me fiche de savoir que c'est propice aux maladies pulmonaires.
Tout le monde s'en fou de moi de toute manière.
Le lycée en vue, je me cache derrière mon masque de gamin heureux et sans problèmes pour ne pas qu'on me pose de questions.
J'avance vers mes fameux amis et après quelques brèves poignées de mains.
Les conversations dérapent une fois de plus vers les filles.
Je décroche déjà.
Les histoires de seins et de vagins m'intéressent pas.
Je me mets plutôt à penser à Bill, ses cheveux, ses yeux, son adorable nez, sa bouche pulpeuse et brillante, son torse, son sexe.
-Tom !
-Ah euh ... Tu disais ?
-Je te disais que Malory te mate depuis un moment.
-Et ?
-Et ? Ben qu'est-ce que tu attends pour te la faire ?
-Ici ? Non mais tu es fou ! C'est crade !
-Elle s'en fiche, tout ce qu'elle veux c'est un bon coup. Et l'endroit on s'en tape !
-Je dois vraiment y aller ?
-Ra fais pas ton timide Tom, t'es un vrai tombeur. Fonce elle t'attends.Dans quelle galère je me suis foutu ?
Elle m'intéresse pas Malory.
Pas qu'elle soit moche et vulgaire mais je sais pas.
Je suis juste homosexuel.
Mais je n'ai pas le droit d'être moi.
Alors je vais jouer au salaud.
A celui qui bande pour n'importe quelle fille parce qu'elle est soit disant bonne.
Je vais alors dans les toilettes avec elle en la tenant par les hanches.
Elle glousse déjà.
Putain ferme la !
On s'enferme dans une cabine.
C'est étroit, je sens son parfum, ça me donne le tournis.
Elle se frotte à moi pour essayer de m'exciter.
Ca ne marche pas, je reste de marbre.
-Timide beau blond ?Non, tu n'as juste pas le bon sexe.
-Juste fatigué.
-Je m'en charge.Elle me fait un grand sourire puis commence à me déshabiller.
Ca me met mal à l'aise.
Je ne veux pas quelle me voit.
Je commence à trembler un peu.
Son sourire s'élargit.
Elle croit que ce sont ses gestes.
Non c'est juste du dégoût.
Mais elle continue, ma ceinture, ainsi que mon baggy se retrouvent à mes pieds.
Mon t-shirt la dérange car elle le soulève afin d'abaisser mon caleçon.
C'est rapide, aucune douceur, elle ne veut que de la baise.
Mon pénis ne gonfle pas, elle s'en rend compte.
-T'as froid ?
-Ah euh ... Oui c'est ça.Je suis mal à l'aise, je déteste être mis à nu comme ça.
Elle se place à genoux et commence une fellation.
Elle a beau mettre toute la passion qu'elle veut, rien n'y fait.
Je ne veux pas.
Mais au bout d'un moment, une réaction juste mécanique se produit.
Je bande un peu.
Juste assez faut croire car elle abaisse rapidement son bas , je peux voir son sexe.
Epilé, mais pas excitant pour moi.
Elle prend un préservatif et avant de me le mettre, elle me masturbe vite fait.
Sa main sur ma peau me dérange.
Je tremble de plus en plus.
J'ai pas envie de le faire, mais si je veux garder mon secret, j'ai pas le choix.
Elle prend ma main et la dirige vers sa chatte.
Je la laisse diriger, je suis comme absent.
La caresser ne me fait aucun effet.
-Oh Tomi, je mouille déjà.Par contre c'est différent pour elle.
Ma main retombe mollement le long de mon corps.
Elle me fait m'asseoir sur la cuvette , m'enfile la capote.
Ses jambes passent autours de mon bassin et elle s'assied sur mon sexe à peine dressé.
Je ferme les yeux tellement j'ai honte de faire ça.
Elle arrive au bout.
Je ne ressens rien.
Ses mouvements sur ma queue commencent.
Je ne la touche pas, ne l'aide pas non plus.
J'en suis incapable.
Je ne peux juste pas la toucher.
Elle me chevauche et gémie son plaisir.
Moi c'est à peine si ma respiration s'est un peu accélérée.
Le sexe avec une fille me répugne.
Elle s'accroche à mes épaules et s'empale plus franchement.
Ses mouvements sont rapides, au point de me faire mal.
Ca tire sur ma peau, j'ai envie qu'elle arrête.
C'est brutal.
J'aime pas, je serre les dents pour moins ressentir la douleur sur ma peau.
-Oh Tomi c'est trop bien !Parles pour toi.
Allez faut que je me concentre pour finir vite.
Je pense à Bill, ce n'est pas cette fille qui est sur moi mais ce beau brun.
Et ça marche, je commence à haleter et à la sonnerie j'éjacule dans la capote, la faisant crier.
Elle se retire et commence déjà à se rhabiller.
-Merci Tomi , c'était super.Je ne dis rien , je reste assis.
Cette expérience est une fois de plus une horreur.
J'ai envie de vomir mon dégoût.
Son odeur agressive est toujours sur moi.
J'ai l'impression d'avoir été violé, j'ai jamais voulu la sauter.
J'y ai été forcé, tout ça pour pas qu'on découvre la vérité à mon sujet.
Quelle honte.
Je suis devant mon PC à attendre encore et encore la venue de Bill.
Ses dates sont enfin annoncées, j'ai très envie de faire des dates, mais j'ai peur de ne pas me sentir à ma place, qu'on se moque de moi.
Je veux lui en parler pour avoir son avis.
J'ai besoin d'être rassuré.
Et aussi il va me falloir son soutient pour demander à mes parents l'autorisation d'y aller.
Tel que je les connais , ça va être dur de les convaincre.
Pour le moment il n'est pas en ligne alors je lui laisse un message.
-Coucou, j'ai vu pour les dates et ... Ben en fait j'aimerai beaucoup que tu m'aides un peu.
J'ai très envie d'en faire mais ... J'ai peur.
Rappelle toi ma grande timidité.
Et puis mes parents, faut les convaincre aussi. Ca c'est plus complexe.
Tu les connais à force de te parler d'eux.
J'espère vraiment que tu sauras me conseiller, je suis décidé à te voir.
Depuis le temps que j'en ai envie.
C'est bien normal de vouloir remercier son sauveur non ?
Bon ok j'exagère mais tu sais ce que j'en pense.
J'attends ta réponse.
Bisous.
Tom.Voilà c'est envoyé.
Que je me sens stupide, pourquoi m'aiderait-il ?
Je suis stressé, qu'il se moque de moi ou que mes parents refusent.
Bien sûr qu'ils voudront pas, faut pas rêver.
Je ne suis pas Ely.
Je n'ose pas regarder si il m'a répondu ou pas.
Je suis débile de stresser comme ça pour une réponse.
Allez un peu de courage.
Oh un commentaire ! Je commence à trembler, ah non c'est pas le moment.
Je clique et .... Une réponse de Bill.
Pas de stress, surtout pas.
-Oh ça serait super que tu viennes me voir ! Je suis content que tu essayes de vaincre ta timidité.
Je veux bien t'aider mais comment ? Je suis quand même derrière mon PC ! Je peux juste te conseiller de leur en parler en douceur quand même , les places sont pas encore en vente , prépare le terrain !
Courage Tom.Courage , courage c'est facile à dire !
Il est pas à ma place ça se voit.
-Ca va être dur, j'aurais aimé avoir un peu plus de soutient de ta part ...C'est peut-être un peu dur comme réponse mais sur le coup ça m'a blessé.
-Ecoute, je fais du mieux que je peux, à chaque fois qu'il m'est possible de discuter avec toi, je le fais, seulement je suis occupé en ce moment et je ne parle pas qu'avec toi non plus, ne l'oublie pas.Putain nan mais là il dépasse les bornes !
-Je suis pas ton chien , tu fais chier quand tu t'y mets, je sais parfaitement que je suis pas le seul. Mais je voulais juste un peu de réconfort. Rien de plus.Les larmes me montent aux yeux.
Qu'est-ce que je peux être émotif ces jours-ci.
Je déteste être comme ça.
Seulement je ne supporte m'engueuler avec lui.
Ca me déchire le c½ur.
Faut vraiment être débile pour aimer quelqu'un qu'on a jamais vu.
Mais j'y peux rien. Je suis raide dingue de lui.
Mon premier véritable amour sincère on va dire.
La réponse se fait attendre.
Pourvu que je ne l'ai pas vexé....
Les minutes passent et plus rien....
Il doit être parti.
Ca y est les larmes montent.
Je me retiens comme je peux pour ne pas pleurer mais c'est trop tard.
Ces traîtresses coulent sur mon visage et se meurent dans mon cou.
Le temps passe encore, mais pas de réponse.
J'ai compris, il s'est tiré.
-Merci beaucoup de t'être tiré sans un mot, ça fait plaisir, tu sais quoi ?
Va te faire foutre !-Tom à table !Je suis stressé à mort, dans quelques minutes la billetterie va ouvrir.
Il y a déjà quelques personnes et je suis mal à l'aise.
Ca s'excite, les filles sont impatientes, leurs regards sont braqués sur moi, je suis le seul gars.
C'est intimidant, je me sens tout petit, pourtant je les dépasse d'une bonne tête pour la plupart mais là j'ai envie de me tirer.
Seulement je veux absolument assister à des concerts.
Ca fait un moment que Bill m'évite.
Faut dire qu'avec notre discussion houleuse, il y a de quoi.
Il me manque.
Le temps passe beaucoup plus lentement sans lui.
Mes nuits sont dénuées d'intérêt.
Je me sens plus seul que jamais.
Plus les jours passent, plus je m'enfonce dans mon mensonge.
Je me renferme chaque jour un peu plus sur moi même, et personne ne remarque rien bien sûr.
Ely est le centre d'attention, comme toujours et moi je suis comme un fantôme, insignifiant aux yeux des autres.
Même Bill refuse de me parler.
L'homme que j'aime plus que tout. L'homme qui m'a fait comprendre que j'aimais les gars.
Que je l'aimais lui.
Et cet amour grandit de plus en plus et il me détruit.
Car c'est impossible, ouais foutrement pas possible.
Je ne suis qu'un gamin, un putain de gamin mineur.
Pourquoi j'ai pas dix huit ans hein ?
Il y a tout d'un coup du mouvement, ça pousse, ça crie, juste pour des places.
C'est incroyable, c'est bon elles vont l'avoir , tout va pas partir maintenant.
J'avance vers le guichet calmement, le vendeur me regarde avec des yeux rond.
Il ne doit pas avoir l'habitude de voir un mec pour lui.
Mais là son regard me met dans l'embarras.
Je me sens rougir, je déteste qu'on me fixe.
-Bonjour.
-Bonjour, euh ... Une place pour Bill Kaulitz s'il vous plaît.
-Quelle ville ?
-Euh ... Lille ?
-Assis ou debout ?
-Debout, ouais, debout.Je paye ma place et me tire le plus vite possible de cet endroit.
Maintenant il ne me reste plus qu'à attendre le jour fatidique.
Je voudrais faire plus de dates, mais jamais mes vieux voudront.
Déjà qu'ils ne savent pas pour celle là...
Quoique je suis sûr qu'il ne remarqueraient même pas mon absence.
Mais je sais que je serais incapable de tenir.
Déjà pour Lille je sais pas comment je vais faire.
Enfin j'y suis pas encore, je suis maintenant dans ma chambre, pour cacher ma précieuse place.
On sait jamais, des fois qu'on irait fouiller dans mes affaires.
J'allume comme à mon habitude mon ordinateur.
Toujours pas de réponse de Bill mais il est en ligne.
Je beugue complètement face à sa beauté.
Et comme si j'étais pas assez gêné comme ça, une partie de mon corps s'est considérablement réchauffée.
Non !
Je bande devant une photo maintenant !
Je suis pitoyable.
C'est humiliant d'en arriver à ce point.
Il est hors de question de satisfaire mes désirs de cette façon.
-Salut Bill ça fait longtemps, je... je voulais te dire j'ai acheté ma place, oui j'ai franchi le cap, j'espère que tu seras content.
Ecoute, pour la dernière fois, je suis désolé, j'étais énervé et voilà...Tu me manques.J'envois le message et éteins directement mon ordinateur, j'ai trop peur en fait.
Je m'attable à mon bureau et fais distraitement mes devoirs.
La vie ne s'arrête pas de tourner malheureusement.
Alors je fais comme les autres, mes devoirs.
J'en ai assez d'être sur ces trucs.
J'ai envie de prendre l'air, seul.
Le temps est vraiment beau.
En ce mois de novembre, les couleurs sont magnifiques.
J'ai juste envie de prendre mon numérique et de prendre quelques clichés.
Etre chez moi m'étouffe.
L'indifférence de ma famille m'éc½ure.
Je ne sais pas ce que je fais là.
On ne choisi pas sa famille n'est-ce pas ?
Mais je ne peux choisir mes amis non plus, par peur, je suis tellement lâche en fait.
Je me mens, ainsi qu'aux autres.
Comment assumer à seize ans son homosexualité ?
J'ai besoin d'en parler, à qui ?
Ma famille ? Meilleur moyen de dégager vite fait.
Mes pseudos amis ? Ils me taperaient.
Bill ? J'ai peur qu'il me rejette. Mais j'en ai besoin.
Et puis je l'aime...
Putain ouais !
Les jours et mois se succèdent.
La routine est infernale.
Je m'enfonce toujours plus dans ma folie du mensonge.
Je me renferme plus aussi.
M'éloignant de mes « amis », ne supportant plus leurs remarques homophobes, je suis définitivement seul.
Presque dépressif.
J'ouvre peu, voir jamais la bouche.
Personne à qui parler.
Ma voix est sûrement toute éraillée.
Ma famille est inexistante à mes yeux.
Je le suis aux leurs.
Je ne suis jamais intégré à une conversation, je ne fais rien avec eux.
Comme un fantôme rayé de leur c½urs, le vilain petit canard de la maison...
Je suis plus que seul.
Bill est très occupé, on est à seulement quelques jours de la tournée.
On parle quand même, enfin on essaye plutôt de pas s'entre-tuer.
Mon c½ur se serre juste en pensant à lui.
Tu sais journal, je me demande si je ne suis pas totalement taré de l'aimer, de me toucher en pensant à lui, de vouloir qu'il me pénètre.
Je suis obscène, oui je sais, là j'attends juste qu'il vienne et qu'on parle encore et encore.
Je n'ose lui dévoiler mes sentiments, je veux lui dire, face à face.
Je risque gros, oui, mais je tiens plus, j'ai trop mal de me cacher.
Il sait que j'aime les hommes, il l'a bien prit.
Ca m'a fait du bien.
Il est aussi très content que je vienne.
J'ai envie de le voir journal, c'est dur.
Il n'est pourtant pas si loin.
Qu'est-ce qu'il m'empêche de prendre un billet pour le rejoindre à Hamburg ?
Je ne suis pas majeur, j'ai besoin d'une autorisation parentale, que je n'aurai jamais.
Je dois me rendre à l'évidence.
Lui et moi c'est pas possible.
J'en crèverai si il me rejetait.
Je me raccroche à lui et uniquement à lui.
Et si je perds ce point de repère.
Alors plus rien ne me retiendra.
Demain... Demain c'est le grand jour, je vais le voir pour la première fois.
Et surtout être tout proche de lui.
Je stresse comme un malade.
Armé de ma place que j'ai tant chérie, j'affronte les fans déjà présentes.
Je suis arrivé en avance, dans l'intention d'être tout devant.
Je fais le mur, j'avoue, mais ce risque en vaux la peine.
Je me sens très mal, tout petit autours de ces vautours.
Mais je dois passer au dessus de tout ça.
Pour Bill.
Car j'ai l'intention de le voir, de lui, parler, de tout lui dire.
Je joue cartes sur table.
C'est quitte ou double.
Mes sentiments sont sincères, j'en suis sûr.
Je l'aime et je dois lui dire.
Le temps est couvert et froid.
Mais l'ambiance va déjà bon train.
Ca chante, ça rit mais elles sont toutes en groupe.
Encore une fois je suis seul.
Cette mélancolie m'emporte et j'ai besoin de m'éloigner quelques instants.
La file ne doit pas encore ouvrir.
Je laisse libre court à mon chagrin.
Les larmes s'échappent de mes yeux.
Ca fait du bien mais c'est humiliant, je veux pas qu'on me voit.
Une fois calmé, je retourne près des barrières dans l'indifférence générale.
Je ne connais personne, je suis pommé.
La sécurité est présente, les passants se demandent ce qu'il se passe.
Je m'assois à même le sol et attends l'ouverture.
Il commence à y avoir de l'agitation, je me lève et prends mes affaires.
La file va ouvrir, la tension est palpable.
Ca pousse pour passer devant...
C'est chiant.
J'ai envie de me tirer.
Pourquoi je suis là déjà ?
Ah oui ! Pour Bill.
L'attente est interminable, je m'ennuie.
Tout le monde parle, se réjouit du concert à venir.
Et moi je suis seul.
Inexistant face aux autres.
Comme si j'étais un étranger, interdit d'accès à leur univers.
Elles discutent de Bill principalement.
Je ne peux m'empêcher de les écouter.
-Tu crois que Bill va faire monter quelqu'un ?
-Au dernier concert il l'a pas fait.
-Dommage.
-Qu'est-ce qu'il est beau n'empêche.
-Ouais mais il paraît que c'est un salaud.
-Ah bon ?
-Oui, il ne fait que baiser et jette.
-Et comment tu sais ça ?
-Une de mes amies en a fait l'expérience, elle était bouleversée.
-Pff je te crois pas, c'est pas son genre !
-Crois ce que tu veux, c'est un manipulateur.Je n'écoute plus.
Cette fille dit n'importe quoi, Bill est tout ce qu'il y a de plus adorable.
Elles ne le connaissent pas comme moi je le connais.
J'ai du me retenir de leur sortir une vacherie.
N'empêche que je me demande pourquoi elle a dit ça.
C'est tellement en décalage avec lui.
Je ne le voit pas volage, lui qui dit chercher le grand amour.
C'est contradictoire, ce n'est pas lui.
Elle ment, ça ne peut être que ça.
La nuit a été ignoble, je me suis pris des coups, sans un pardon bien sûr, j'ai eu froid et là je me fais chier c'est le cas de le dire.
On est de la viande aux yeux des vigiles, parquetés dans nos blocs, serrés comme des sardines.
Je suis dans le premier bloc, comment j'ai fait, je sais pas.
Personne me parle, juste des regards en coin.
Comme toujours je suis transparent, jamais intégré aux autres.
Mais en même temps je veux pas les connaître, ni leur parler, donc je suppose que c'est pas si grave.
Le temps ne va pas en s'améliorant, le vent se lève.
L'air était déjà glacial mais maintenant c'est pire.
Je grelotte comme un malade, il fait tellement froid.
Je consulte mon portable et constate qu'il reste une bonne heure avant l'ouverture.
J'étais tellement dans mon monde que j'ai pas vu le temps passer, ni qu'il faisait à moitié nuit et que l'agitation était présente.
-Levez-vous doucement, on va ouvrir les grilles.Oh bordel je suis enfin dans cette foutue salle !
Je suis tout serré, je sais plus respirer, j'ai vraiment envie de me tirer.
Seulement, mon envie de voir Bill est trop forte.
Je sais même pas comment je vais me démerder pour lui parler.
Faudra que j'aille à son hôtel.
Oui, pas le choix, je pense pas que je pourrai y aller après le concert.
J'oserai pas de toute manières.
Bon sang qu'il fait chaud là dedans !
C'est une vraie fournaise ici, ils veulent tuer les gens ou quoi ?
Bon je dis pas que si il y avait ces connes derrière moi en moins ça me ferait des putains de vacances.
Elles son entrain de me péter le dos.
Je me retourne brusquement vers elles.
-Si vous continuez comme ça salopes je vous jette à l'autre bout de la salle c'est clair ?Tiens bizarre elles sont calmées.
Je hais définitivement les filles.
Avec leurs voix criardes là.
Oh pitié que ce concert commence j'en peux plus là.
Je transpire comme un b½uf en plus.
Hum mais Bill dégoulinant, ça c'est cool.
Ses cheveux qui collent et ses vêtements qui moulent son corps que je devine parfait.
Et puis si il se touche le torse...
Merde ça y est je suis excité.
C'est pas possible, pourquoi je dois bander ici ?
Devant des milliers de filles et mecs en chaleurs ?
Heureusement que mes fringues sont larges.
Et aussi que personne ne fait attention à moi.
Faut dire que pour une fois c'est mieux.
Si ils avaient remarqués une bosse au niveau de mon bas ventre, ils m'auraient prit pour un gros pervers.
Quoique j'en suis sûrement un.
Je sais pas quoi faire pour cette érection .... Je vais quand même pas me frotter contre la barrière. Si ?
Ca ferait suspect ...
Déjà que les gars de la sécurité me regardent d'un drôle d'air.
Putain qu'est-ce que je fous là ?
Je regrette d'être parti en fait.
Je pourrai être dans mon lit, au calme et ... Seul.
Je suis seul aussi ici mais il y a des gens.
Qui ne me voient pas.
J'espère que Bill me verra lui.
Pff je suis bête.
Il doit préférer les minettes à moi.
Pourquoi je continue d'espérer alors ?
Et pourquoi les lumières s'éteignent et que ça crie ?
Ah ça commence en fait.
Ca pousse à mort, je dois m'accrocher pour pas me faire éjecter.
Je déteste les concerts.
J'adore les concerts !
Bill est là, juste en face de moi, accompagné de ses musiciens.
Il est tellement grand, mince et rayonnant.
Tout le contraire de moi.
Je suis si terne à côté de lui.
Il est encore plus magnifique qu'en photos.
Il se dégage de lui une telle sensualité.
S'en ai déroutant.
L'adrénaline monte en moi, je me sens porté par la foule. Par sa voix.
Cette force invisible me pousse à crier comme les autres.
A scander son nom.
Et ça fait du bien.
J'oublie où je suis, que l'attente m'a crevé.
Bill est là.
Oh mon dieu il est juste en face moi.
Sa voix est sexy comme pas possible.
Et j'ai toujours pas débandé.
Comment est-ce possible ?
Il est l'incarnation des sept pêchés capitaux.
L'ange et le démon à la fois.
Se rend-t-il compte de sa beauté fatale ?
Ra merde j'ai besoin de me soulager.
Ca commence à faire mal !
Et je vais devoir attendre la fin du concert.
Je suis sûr que juste le regard de Bill pourrait me faire jouir.
Je suis pervers.
Et ça grossit toujours autant.
Je suis dans une merde pas possible, je vais avoir besoin de soulager ça.
Ca fait mal, c'est tout compressé.
Pourquoi j'ai des fringues ?
Ah oui on est en public.
Fait chier, j'ai trop besoin de me soulager.
Et... Oh mon dieu il me regarde et ... Détourne aussitôt les yeux.
Mon c½ur se serre d'un coup.
Pourquoi ?
Il m'a ignoré.
Qu'est-ce que j'ai fait ?
Je ne lui plais pas ?
Il est déçu ?
J'ai mal.
J'ai envie de vomir.
J'ai envie de pleurer.
J'ai envie de me tirer.
Putain j'aurais pas du venir.
Les larmes coulent en cascade je peux pas les retenir.
Bill replante ses yeux dans les miens.
Il ne peux louper mes larmes qu'il pense dues à l'émotion.
Mais ce n'est pas le cas.
Non je lui balance juste toute ma tristesse et mon amour pour lui à la gueule.
Je veux qu'il comprenne ce que ces larmes signifient.
Je veux qu'il sache à travers mon regard comme je souffre de l'aimer.
Car oui.
Ca fait mal.
Plus encore de le voir devant moi sans pouvoir lui hurler à la figure à quel point je suis fou de lui et que je ferai n'importe quoi pour qu'il m'aime en retour.
Mais comprendrait-il ce que mes pleurs signifient vraiment ?
Bien sûr que non.
Il est tellement sur une autre planète.
Tellement parfait, beau.
Je suis insignifiant pour lui.
Et cette voix.
Belle, envoûtante, sensuelle.
Il me fait tourner la tête.
Il dégage tant d'émotions sur scène.
Il me donne des frissons dans tout le corps.
Jusque dans mes tripes.
-Et voilà la dernière chanson, merci à vous d'être venus !Quoi ? déjà la fin ?
Je le fixe d'un air sûrement bête vu comme il me regarde bizarrement.
J'avais pas réalisé à quel point c'est passé vite.
Il entame la début de sa chanson.
Une douce mélodie qui envahie mes sens.
Je profite un maximum de sa voix, de sa présence.
Car peut-être que je n'aurai plus cette occasion avant longtemps.
Je me rends compte aussi que je ne bande plus.
Ouf ça me soulage.
Par contre mes larmes ne se tarissent pas.
Je suis toujours envahi par la tristesse mais l'émotion s'en mêle.
Saleté d'eau, je dois être tout bouffi, moche, pas présentable pour tout à l'heure.
Je veux pas qu'il me voit tout moche.
Si il me reconnaît bien sûr.
Mais de la manière dont il m'a fixé je crois que c'est bon.
La chanson s'achève.
C'est la fin, il va partir.
-Merci à tous d'être venus ! Rentrez bien et à bientôt !Ca crie , certaines pleurent il fait quelques signes et court vers les escaliers.
Les lumières se rallument.
C'est fini.
Il est parti.
J'ai du mal à revenir sur Terre.
Je l'ai vu, il m'a vu.
On s'est fixé.
Mais on ne s'est ni touché, ni parlé.
Je me dépêche de reprendre mes affaires pour sortir de la salle.
La foule est encore dense, j'ai du mal à me sortir de là.
L'air frais fouette mon visage et mine de rien, ça fait du bien.
Je perds pas une seconde et fonce à son hôtel.
Connaissant la ville comme ma poche, prends plein de raccourcis pour arriver assez vite à son hôtel.
Il n'y a encore personne.
Tant mieux.
Ca me permet de laisser l'adrénaline retomber.
Et surtout le calme avant la tempête est vraiment agréable.
Mais mon c½ur ne cesse de battre plus fort sachant que dans quelques minutes je le verrai de plus près encore.
Je pourrais presque sentir son odeur.
Et qui sait, peut être qu'il me parlera.
Je suis trop con, je dois lui parler ce soir.
Mais comment je vais faire pour monter dans sa chambre sans me faire remarquer ?
J'ai pas vraiment le look pour ce genre d'hôtel qui sent le luxe et la retenue à plein nez.
Tout ce que j'aime pas.
J'entends du bruit, quelques fans arrivent.
Elles ne semblent pas me remarquer sur le coup mais arrivées à ma hauteur elles s'arrêtent et gloussent avant de se poser dans un coin.
Un van noir arrive et provoque l'hystérie.
Les gens de l'hôtel on bien du mal à garder la foule sous contrôle.
Je suis tout compressé, bordel mais ces filles sont vraiment dingues.
Bon moi aussi mais quand même.
Bill sort armé de son feutre noir et de ses lunettes de soleil.
Quelle attitude de star.
Les filles hurlent de plus belle toute sorte de conneries genre « Bill baise moi ! »
C'est vraiment répugnant.
Mais lui continue de sourire et de saluer la foule avant de signer des autographes.
Il s'avance vers moi quand je m'aperçois que j'ai rien pour ...
Il me regarde à ce moment là et je lui dit en piquant un fard :
-Désolé, mais... Euh... Je... J'ai rien pour faire signer.
-Oh c'est pas grave.Il passe à quelqu'un d'autre, mais merde quel con ! On aurait dit une putain de collégienne.
Comment je vais faire pour réussir à lui dire que je l'aime.
Mais il est si beau.
Il me trouble tout le temps, je perds mes moyens.
Il rentre enfin ou déjà à son hôtel et moi je flippe de plus en plus.
Comment je vais rentrer sans me faire prendre ?
J'aurais dû louer une chambre.
Mais vu le prix, c'est pas dans mes moyens ça c'est sûr.
La foule se dissipe peu à peu.
La sécurité rentre dans l'hôtel.
Et moi je reste là.
Je sais pas quoi faire, je doute qu'il m'ait reconnu tout d'un coup.
C'est vrai quoi, il m'a pas fait un seul petit signe, rien.
Il a fait comme si je suis un simple fan, un inconnu.
Je dois faire quoi maintenant ?
Tenter le tout pour le tout ou rentrer chez moi et être accueilli comme une sous merde ?
Je sais pas ce que je veux.
Et puis c'est pas comme ci notre relation s'était améliorée.
C'est toujours froid et tendu.
Ma jalousie m'empêche de penser correctement.
Oui je suis horriblement jaloux de toutes ces filles qui peuvent l'approcher, lui parler ou peut-être même coucher avec.
Un frisson de dégoût parcours ma colonne vertébrale, ne pas penser à ça.
-Eh gamin ?Je me retourne brusquement.
Un des garde du corps de Bill est là.
Pardon ?
Oh ça va barder pour mes fesses.
Ils vont me dire de partir et tout je le sens.
-Tu es Tom ?
-C...Comment ?
-Bill veut te voir.
-Pardon ?
-Suis moi.Je suis pommé, Bill veut me voir ?
Moi ?
Et comment ce mec a-t-il su que je m'appelle Tom ?
Bill m'a donc reconnu ?
Putain, putain je stresse trop, qu'est-ce que je vais lui dire ?
Respire, respire.
Je le suis dans tout ces couloirs sans faire attention où je vais.
Il s'arrête au bout d'un moment et toque un moment.
-Ouais ?
-Tom est ici.
-Oh bien fais le entrer Jack.Le garde s'en va et je me retrouve seul avec Bill, toujours sur le palier de sa porte.
-Entre Tom, je vais pas te bouffer, à moins que tu veuilles faire la conversation dans le couloir ?
-Oh euh ...
-Stresse pas t'étais moins timide derrière ton PC .
-C'est pas pareil.
-Si tu le dis, allez viens.Il me tire par le bras et ferme porte.
On est vraiment tous les deux.
Je réalise pas.
Bill, mon amour est devant moi.
Il est si grand et moi si chétif à côté de lui.
Je suis encore un gamin alors que lui... C'est un homme.
-Ne reste pas planté là, assieds toi. Tu veux quelque chose à boire ?
-Oh euh... Je veux bien un coca s'il te plait.Je me mets au bord du lui.
Je triture mes doigts d'embarras.
Tout ce luxe qui l'entoure, me met mal à l'aise.
J'ai l'ai si fade, sans intérêt.
-Tiens. Alors parle moi de toi.
-Tu connais déjà toute ma vie.Je relève la tête vers lui.
Ses yeux sombres m'attirent.
Nos visages se rapprochent très près.
Comment on en est arrivé là ? Je sais pas.
Je réalise à peine avoir sa langue dans ma bouche.
Je ne sais pas trop quoi faire avec la mienne.
C'est rapide, brutal mais bon.
Horriblement excitant.
Ses mains parcourent mon corps, me caressant à même la peau.
La raison a depuis longtemps quittée mon corps.
Je me laisse juste aller.
Et surtout je profite un maximum de cette sensation nouvelle.
Mon corps entier frissonne de bonheur et d'envie.
Tout en continuant le baiser nos vêtements volent quelque part dans l'immense pièce, qu'importe ?
Sa bouche dévie sur mon cou qu'il mordille et suce.
-Oh.Je n'ai pas pu m'en empêcher.
C'est si bon !
Ses mains sont douces, ses lèvres et sa langue délicieuses.
Je perds pied et je gémis davantage quand son torse nu se colle au mien.
Jusqu'où on va aller ?
Il lèche mes tétons, oh bordel j'adore.
Je ne peux rien faire, mon esprit est totalement embrumé.
Et j'aime cette sensation d'abandon.
Il continue son chemin me faisant frissonner de plus en plus.
Il se débarrasse de mon jean avec facilité.
Je me sens tout d'un coup exposé, gêné.
J'ai jamais fait l'amour avec un homme.
Je me sens timide.
-Euh Bill ?
-Hum ?
-Je... J'ai jamais...Enfin tu vois ?
-Oh...Détends toi bout de chou, ça va bien se passer.Bout de chou ?
Il se déshabille également pour se retrouver en boxer.
Je rougis en voyant son torse parfait.
Je le matte carrément.
Il est comme il faut.
Son boxer est visiblement trop petit maintenant.
Je déglutis, mon dieu mais elle à l'air énorme !
Ca pulse.
Wahou.
Je suis hypnotisé.
-Impressionné ? Je ne dis rien, il prend mes mains pour les amener à ses hanches.
Elles frôlent le tissu.
-Déshabille moi.Quoi ?
-Vite.Il me guide, voyant que je suis incapable du moindre mouvement.
Son sexe est érigé.
Gonflé au maximum, un liquide s'écoulant déjà.
J'ai envie de me branler juste en voyant son sexe en érection.
Il amène ma main à sa verge.
Je sursaute.
Elle est douce et lisse.
Magnifique mais tellement grosse.
Il sourit et appuie mon torse du sien.
Putain putain ça commence vraiment.
Son corps chaud s'écrase contre le mien.
Nos sexes se touchent, se frictionnent.
C'est délicieux et chaud.
Son bassin bouge d'une façon plus que sexy.
Je retiens avec beaucoup de mal mes gémissements.
Sentir son pénis se frotter au mien est sensationnel.
Je bouge mon bassin aussi pour accentuer le plaisir.
Il gémit à mon oreille.
Mon Dieu !
-Oh.Je respire fort.
J'aime ça.
Nos corps glissent.
Soudain je réalise.
On va faire l'amour.
Et son sexe est tellement gros.
Est-ce que ça va rentrer ?
Est-ce que je vais avoir mal ?Et surtout suis-je prêt ?
Non, non je le suis pas.
Sinon je me poserai pas autant de questions.
Merde j'ai quoi ?
Pourquoi j'ai si peur ?
Je veux qu'il arrête.
-Arrête s'il te plait.
-Quoi ?
-Je... Pardon Bill mais je suis pas prêt. Pas comme ça.Il se redresse et me fixe avec un regard... Mauvais ?
Pourquoi ?
-Tu me fais marcher c'est ça ?
-Quoi ? Mais... Mais non !
-Attends, tu me chauffes depuis des mois derrière ton fichu PC !
-Quoi ?
-Tu m'as voulu, tu m'as eu. Assumes en les conséquences... Bout de chou.Hein ? Il se rapproche de moi et me plaque avec violence.
Non !
-Ta gueule ! On ne refuse pas ! J'ai peur.
Je peux rien faire.
Douleur.
Humiliation.
Méchanceté.
Comment ai-je pu me tromper à ce point sur Bill ?
C'est un monstre.
Un connard.
Il s'est servi de moi, de mon corps pour se vider.
Il a abusé de ma naïveté et de mon amour pour lui pour me faire mal.
Je suis sur un toit, quelque part.
Dans le froid et la noirceur de la nuit.
Pas une seule étoile pour me guider.
La mienne m'a quittée depuis ce soir.
Il m'a détruit.
Je l'aimais tant.
Comment a-t-il pu ?
Il m'a baisé comme une pute.
Il a prit son pied pendant que je saignais.
Je laisse mes larmes couler.
D'ici quelques minutes je serai délivré à jamais de ma triste vie.
Il me tenait en vie.
Il a brisé mes ailes.
Je suis tombé de haut.
Ironie.
Je vais tomber de haut.
A cause de lui, j'ai perdu ma raison de vivre.
J'ai perdu la raison tout court.
Je me lève et admire le ciel.
Un pied dans le vide.
Je souris.
Deux pieds dans le vide.
Je ris.
Boom.
Je suis mort.
A cause de lui.
Maintenant ?
Je suis heureux, car je ne vis plus.
P.O.V extérieur.
La vie ne tient qu'à un fils.
Il l'a aimé à en perdre la raison et aujourd'hui il est mort.
Il n'a pas su surmonter son chagrin.
Son premier chagrin d'amour l'a tué.
Adieu Tom, sois heureux.
*****
Pardon vraiment pour cet énorme retard, j'arrivais pas à l'écrire.
Thème spécial qui ne plaira pas à tout le monde je suis désolée de la longueur du texte.
J'espère quand même que vous aimerez.
Déjà l'idée de l'OS m'a traversé l'esprit, Noël sera au rendez-vous !
Bisouxxx