Bonjour !

Bonjour !
Bonjour ou bonsoir comme vous voulez.
Depuis un moment faire un blog d'OS avec nos cher Tokio Hotel me démangeait.
Ben voilà je l'ai fait !
J'aime tellement écrire que je ne peux m'empêcher de faire de nouvelles choses.

J'ai déjà deux fictions yaoi à mon actif. Elles sont sont toutes les deux en cours.


Je suis plus connue sous le pseudo Loreleil591 , nom de ma première fiction qui a été désactivée mais que je reposte.

Sinon j'ai aussi un blog perso pour parler de tout et n'importe quoi.


Voilà alors mes OS seront YAOI, TWINCEST, GUIMAUVE, GORE, NCS, DEATH, WAFFY, ANGST, ROMANTIQUE bref un peu de tout ! Quoique je bannis l'hétéro et le yuri désolée mais je suis complètement allergique !
Il n'y aura pas non plus que le couple Bill/Tom
J'ai une préférence pour les Tom dominés eh oui !

Sinon je mets en garde toutes les petites pucelles, groupies, homophobes, rageux, antis TH ou parents passants par là :

Ce blog est yaoi c'est à dire relation sexuelle plus ou moins explicite homosexuelle entre hommes.
Contenu qui peut donc heurter la sensibilité des plus fragiles !
Comme ça vous pourrez pas dire que vous avez pas été prévenus !
Je précise encore que ce sera entre les membres du groupe Tokio Hotel.

Voilà si vous voulez rester faîtes donc ! Sinon : Allez bouffer une mayonnaise en enfer !
Ca c'est dit !

Une dernière chose , vous pouvez me proposer vos idées ici et uniquement là !
Je ne sais pas encore si je préviendrais car je le fais déjà pour mes deux autres fictions et j'ai plus de lecteurs sur les chaque donc si quelqu'un se propose pour faire la prévention je suis partante, quelqu'un de sérieux et digne de confiance bien sûr !

Sur ce, bonne lecture !

# Posté le jeudi 07 mai 2009 15:56

Modifié le dimanche 09 août 2009 11:30

Ainsi va la vie

Ainsi va la vie
Voici donc mon premier OS , je ne dirais jamais le genre de L'OS ni le sujet pour vous laisser apprécier !
Bonne lecture !

***

P.O.V Tom

Comment on a pu en arriver là ?
Jamais, au non jamais je pensais qu'une chose aussi horrible allait se produire !
Je suis recroquevillé dans ma chambre d'hôtel de luxe.
Mais rien ne pourrait me redonner le sourire.
Pas après ça !
J'essaye de ne pas y penser mais c'est impossible.
Cet événement est encré dans mon esprit, dans ma chair.
Je ne pleure plus.
Mais mon esprit est vide.
Je m'en veux tellement !
C'est de ma faute !
J'ai rien fait pour empêcher ça !
J'aimerai tant que ce soit un cauchemar, de me réveillé et de le voir comme d'habitude pour lui dire des conneries.
Et pourtant, c'est bien réel.
Tout s'est passé il y a quelques heures ou jours je ne sais plus.
J'arrive pas à admettre qu'une chose aussi atroce aie pu se passer !
Ca paraît tellement improbable et pourtant ....
J'entends un faible coup sur la porte , puis cette dernière s'ouvre.
C'est Bill.
Ses yeux sont rouges dû à la fatigue mais aussi à ses pleurs.
Je me lève et l'enlace directement.
J'en ai besoin, lui aussi.
Comme nous tous.
On a pas besoin de discuter.
Pour ma part, je n'en ai pas la force...
Je revois encore cette scène horrible .
Je suis un connard, j'aurais dû m'en douter que ça allait mal tourner.
Mais je n'ai rien fait....
J'ai pas réalisé ce qu'il se passait.
Personne d'ailleurs.
Je serre Bill encore plus fort, j'ai besoin de lui.
De mon jumeau.
Avec ce qui est arrivé, j'ai encore plus peur de le perdre.
On s'allonge sur le lit sans se déshabiller.
Nous n'en avons ni l'envie ni la force.
Tant pis pour l'hygiène , ça n'est pas du tout ma préoccupation.
Et pas celle de Bill non plus.
On se met sous la couette et il se recolle directement à moi.
Je sens mon cou s'humidifier.
Il pleure. Je le serre de toute mes forces .
Le voir dans cet état me fait mal.
J'aime pas le voir triste.
Je lui caresse le cuir chevelu et lui murmure des mots rassurants à l'oreille.
Même si je n'ai pas du tout le c½ur à réconforter quelqu'un , je ne peux m'empêcher de vouloir le surprotéger.
Je l'aime tellement.
Je parsème son visage de baisers.
J'aime beaucoup sa peau, elle est douce.
Lui caresse mon dos.
Je soupire de contentement.
Il a toujours été le seul à savoir apaiser mes maux.
C'est mon frère en même temps.
Mais là rien ne pourra effacer toute la peine mais aussi toute la haine qui émane de mon corps.
Je les déteste !
Oh oui je déteste ces folles qui lui ont fait du mal !
Tout le monde avait peur qu'un jour un incident se produise.
C'est ce qui est arrivé.
Mais bordel pourquoi il fallait que ça tombe sur lui ?
Elles ont tout détruit en un jour.
Plusieurs vies, notre rêve , le groupe .....
On a plus rien.
Tokio Hotel est bel et bien fini.
Comment ?
Comme ça .

Flash back

-Si Georg tombe de scène , il faudra annuler le concert tellement je serai mort de rire !

La journaliste se marre ainsi que le groupe , habitués à mes piques.
Ca détend l'atmosphère et surtout , l'interview paraît moins chiante parce que croyez moi c'est d'un ennui avec leurs questions toutes semblables.
Alors on a décidé qu'on les pimenterait à notre manière.
Je sais que ça ne blesse pas Georg, c'est juste pour entretenir mon image.
Ils seraient étonnés de voir qu'en dehors des caméras je suis loin d'être celui que je laisse paraître en publique.
On m'a collé une étiquette de dragueur , gros baiseur et parfois chieur il faut entretenir tout ça.
Faut pas croire que Gustav et Georg sont en retrait ou autre, ils participent à chaque décision !
Ca m'énerve d'ailleurs qu'ils ne soient pas autant pris au sérieux que Bill ou moi .
Même si je ne le montre pas.
Ca me fait de la peine qu'ils soient mis de côté, quoique c'est pas plus mal quelque part.
Ils ne sont pas au centre des rumeurs les plus farfelues du genre ils sont gays ou bien qu'ils ont je ne sais combien d'enfants.
Ils peuvent aussi se balader tranquillement dans la rue sans qu'un flash ne leur éclate à la figure !
Parfois ça me manque de ne plus être libre de mes mouvements mais bon on était tous bien conscients des risques mais je trouve quand même qu'elles abusent !

-Tom ? On va rentrer !
-Oh Gustav pardon j'étais un peu perdu.
-Oui je vois ça !
-C'est l'effet de l'interview
-Elle était mortellement chiante et comme d'habitude , la journaliste n'a eu d'yeux que pour toi.
-Que veux tu ? Je suis un pur sex Gott !
-Pff te vante pas trop hein , ça pourrait te monter à la tête !
-Espèce de gros jaloux !
-Beurk vu ses nichons , je suis sûr qu'elle était toute refaite !
-Ca c'est sûr !


On se retourne tous les deux pour voir Georg apparaître.

-Je t'avais pas entendu entré ! Dis-je en me jetant sur lui.

Cherchez pas à comprendre , on est très fusionnel.
Beaucoup de personnes imaginent que je suis plus câlin avec mon frère mais non.
On s'entend très bien mais depuis quelques temps , c'est assez tendu.
Je sais pas pourquoi et ça m'attriste beaucoup.
J'en ai parlé avec Georg mais lui non plus ne comprend pas son attitude.
J'espère qu'il va pas faire la tête trop longtemps , on a un concert ce soir à Magdeburg.
Tout près de chez maman.
J'espère qu'elle va venir ça fait longtemps que je n'ai pas pu la serrer dans mes bras !

-Dis moi Gros, t'as pas vu Bill ?
-Moi gros ? Vociféra Georg.
-Ben ouais je vois personne d'autre aussi gros à part peut-être Gustav ...
-Je t'emmerde sac de n½uds !
-Je plaisante Gusti chéri !
-Fais gaffe à tes fesses !
-On se calme les enfants ! Bill est avec David , ils devaient discuter de la set liste , David veut qu'on enlève un morceau.
-Bon ben je vais le rejoindre alors, en espérant que cette tête de mule fera moins la tête !
-Euh ... Il avait l'air plutôt en pétard.
-Génial ...


Comme si on avait besoin de ça ...
Rien de tel qu'un Bill sur les nerfs pour être serein et détendu avant un concert.
Je me dirige vers la loge de mon cher frère quand David sort en soufflant d'exaspération.
Très rassurant.

-Tu vas voir Bill ?
-Ben ouais .
-Bonne chance , il est pas de bonne humeur.
-C'est ce que j'avais cru comprendre !
-Oh pitié Tom ne t'y mets pas non plus !


Il part en se massant les tempes.
Okay c'est très motivant , allez courage ce n'est que mon frère.
Fin quand il est de mauvais poil mieux vaut ne pas se trouver dans son sillage au risque de voir des objets assez étranges voler dans notre direction.
Je souffle un bon coup et toque à sa porte.

-David si c'est encore toi tu peux te barrer directement il est hors de question que l'on en rediscute !
-C'est pas David.
-Entre Tom.


Bon ben on y va en espérant ressortir de là entier.
Il est assis sur le canapé, le visage rouge de colère , il paraît vraiment énervé.
J'hésite à le laisser se calmer ou a tenter de discuter avec lui...

-Que veux-tu ?

D'accord ....

-Alors ?
-Euh ... Je voulais qu'on discute un peu mais je crois qu'en fait c'est pas le moment .
-En effet le moment est très mal choisi.


Ca fait toujours plaisir .
Je suis déçu , il pourrait faire un effort , je suis quand même son frère !
Fin depuis un moment j'ai plutôt l'impression d'être un étranger pour lui , si ça se trouve quelque chose le tracasse et ça lui ferait du bien de me dire ce qui lui arrive.
Mais il est tellement borné et fier qu'il préfère tout garder au fond de lui.

-Je vais te laisser alors. Mais si t'as besoin de me parler , je suis là.
Je t'aime petit frère , au cas où tu l'aurais oublié.


Je pars sans lui laisser le temps de répondre.
Ca m'aurait fait mal de me faire rejeter.
Mais qu'est-ce qu'il a bordel ?

-Déjà de retour ?

Georg ....

-Ouais Monsieur n'était pas d'humeur. Il lui arrive quoi ?
-Aucune idée , il est peut-être en manque !
-On te changera jamais toi !
-Je disais ça pour détendre l'atmosphère !
-Je sais ! Merci !
-Pas de problèmes !
-Au fait on y va quand j'en ai marre là !
-J'allais justement vous chercher , mais avant on devra signer des autographes.
-Super .....


Il manquait plus que ça !
Pas que je déteste , mais ça pousse , ça crie , ça arrache les vêtement ou cheveux, pire qu'un marathon !
On ressort de là aussi crevé qu'un concert !
Sans blagues hein !

-Oh allez fais pas la tête ! Viens plutôt me faire un câlin !
-M'oui .


Une fois de plus , Georg m'accueille dans ses bras , il sait toujours me réconforter , ce gars est juste extraordinaire , c'est pas mon meilleur ami pour rien !
Qu'est-ce que je ferai sans lui ?
Je m'entends très bien avec Gustav aussi mais nous avons moins de moments complices comme ceux que je peux avoir avec lui.

-Hum hum .

On se retourne tous les deux et me regard tombe sur celui de Bill.
Il n'a pas l'air calmé du tout et Gustav fait une moue désolée.
L'ambiance risque d'être électrique ...
Il passe devant moi sans un regard et c'est ainsi qu'on se dirige vers la sortie prendre un bon bain de foule.
Il y a beaucoup de monde , ça pousse, ça crie , bref la routine.
On signe rapidement quelques autographes, on me donne de nombreux numéros de téléphones qui finiront à la poubelle.
Elles ont de l'espoir mais elles ne m'intéressent pas.
Je préfère les services trois pièces si vous voyez ce que je veux dire.
Mais ça bien sûr elles ne le savent pas.
Ca serait mauvais pour l'image du groupe selon David.
Ben voyons ...
Je vois pas où est le problème j'assume parfaitement ce que je suis seulement dans le monde du show-biz , l'homosexualité est tabou , genre c'est une tare.
C'est sûr que mentir aux autres et se cacher c'est encore mieux.
C'est pas grave hein , je fais juste espérer des dizaines de filles pour rien je vois pas pourquoi je devrais avoir honte.
Ironie bien sûr.
Le jour où ça se saura elles seront déçues , certaines sûrement dégoûtées mais si elles aiment vraiment notre musique elles resteront fidèles.
J'espère.
Evidemment dans l'équipe ce n'est plus un secret pour personne.
Ca les a même surpris sur le coup , avec mon look c'est difficile à croire.
Et les journalistes prennent un malin plaisir à soupçonner Bill d'avoir un penchant pour les hommes à cause de ses manières et de sa féminité.
Comme quoi , les gens jugent sans savoir .
Ca le fait beaucoup rire , si ils savaient que c'est moi et que lui est hétéro enfin c'est ce qu'il prétend, j'ai des gros doutes car il ne me regarde pas toujours ...Je sais pas en fait parfois j'ai l'impression qu'il me désire mais bon ça serait étonnant , voir impossible puisque nous sommes frères et il ne m'attire pas .
Bref nous voilà dans le van qui nous conduit directement à la salle .
On a déjà fait les balances hier , on va pouvoir se reposer un peu.
D'ailleurs personne ne parle.
Faut dire qu'on est vraiment crevés.
Gustav est devant à côté de Georg. Ils dorment à moitié.
Bill est à côté de moi le regard dans le vide.
J'ai envie de le prendre contre moi , de comprendre ce qui lui arrive, de l'aider, de redevenir son frère avant que cela ne commence.
J'en peux plus d'être ainsi loin de lui, ça me fait mal.
Il me manque tout simplement .
Et lui ? Est-ce que je lui manque ? Est-ce qu'il pense à moi ?
Je suis pathétique n'est-ce pas ?
Il faut absolument qu'on mette les choses au clair , cette situation ne peut plus durer.
En plus ça plombe l'ambiance !
Si on foire le concert à cause des humeurs chaotiques de Bill , David va nous passer un savon monumental !
Déjà qu'il trouve qu'on fait n'importe quoi , ça risque de chauffer.
On arrive à la salle , il y a déjà tellement de monde !
Ca crie , ça chante ...
Elles ont une telle énergie , je sais pas comment elles font mais je respecte.
Le van se dirige vers l'arrière de la salle pour éviter les émeutes mais il y a quelques filles qui y sont quand même.
On descend , fait quelques signes mais on a pas le temps de s'arrêter pour les autographes ou photos.
Elles seront sûrement déçues mais ce n'est pas nous qui décidons et j'avoue que sur ce coup ça m'arrange.
Bill s'éclipse rapidement dans la loge.
On dirait qu'il m'évite.
Putain parle moi, explique moi , je suis perdu là !

-Tu sais ce qui lui prends depuis quelques temps ?
-Non Gustav , c'est fou je ne le reconnais plus. J'ai tant changé que ça ?
-Ben tu passes moins de temps avec lui et plus avec Georg. Il est peut-être jaloux. Faut dire que votre comportement prête à confusion !
-Attends tu vas quand même pas me dire qu'il est jaloux !
-Je ne sais pas , tu devrais en parler avec lui !
-J'essaye , mais à chaque fois il me repousse.
-Réglez vite le problème, ça nuit au groupe et pas seulement !
-Mais je comprends pas pourquoi il est jaloux ? Il sait qu'entre Georg et moi il ne se passera jamais rien !
-Je suis pas dans sa tête !
-Il ne t'as rien dit ?
-Non.


Alors comme ça il serait jaloux ... Merde il aurait pu m'en parler , décidément , nous ne sommes plus sur la même longueur d'ondes ces derniers temps.
Il faut que je le trouve, il est peut-être dans sa loge.

-Tom !
-Plus tard Georg ! Je dois parler à mon frère !


Je ne lui laissé pas le temps de répliquer et me précipite vers cet endroit où j'espère qu'il sera.
Arrivé devant sa porte , j'hésite , c'est vrai après tout je n'ai rien à me reprocher.
Mais on a besoin de faire le point , pas seulement pour le groupe mais pour nous.
Je dois arrêter de toujours repousser l'inévitable , je dois comprendre et lui a besoin de se libérer d'un poids.
Je ne toque pas et entre directement , je ne pense pas qu'il m'aurait ouvert alors autant éviter de se prendre un vent.
La pièce est éclairée , Bill est devant sa coiffeuse à se contempler.
Je ne pense pas qu'il a remarqué ma présence , il a l'air ... ailleurs , comme enfermer dans son propre monde.
Il marmonne des phrases pour lui même.
Je n'entends pas ce qu'il dit.
La fréquence de sa voix est trop basse.
Son comportement me fait un peu peur.
Il est tellement bizarre.
Je décide quand même de m'approcher de lui , je n'ai pas fait tout ça pour rien !
Je pose délicatement ma main sur son épaule , il sursaute et se retourne brusquement.
Ce que je vois me fais avoir un mouvement de recul.
Mes yeux fixent son visage.
Ses joues sont creuses , ses yeux ne reflètent aucune émotion , son regard me fais froid dans le dos.
Il a l'air défoncé !
Merde pourquoi j'ai rien vu ?

-Tom ? Mais qu'est-ce que tu fous là ?

Je suis tiré de mes songes.
Je n'ose plus regarder Bill dans les yeux , il ... Je sais pas j'ai eu peur de son regard.

-Tom ?
-Hein ? Quoi ?
-Ca fait longtemps que t'es là ?
-Non .... Je ... Je viens d'arriver.


Il fronce les sourcils.
A tous les coups il sait que je mens.
Ca se voit comme le nez au milieu de la figure.
Il se retourne et commence son maquillage.
On a pas eu le temps de retrouver une maquilleuse après qu'il ait fait virer la dernière. Soit disant qu'elle s'y prenait mal.
Dans quel sens il a dit ça je sais pas.

-T'aurais pu frapper quand même !

Je suis une nouvelle fois stoppé dans mes pensées et lui répond.

-Tu m'aurais répondu ?
-Hum probablement que non !
-Bah alors voilà pourquoi je n'ai pas pris la peine de toquer.
-Pas bête !


Je le regarde se préparer.
Malgré le comportement inquiétant qu'il adopte , il est vraiment très beau.
N'allez pas croire que je suis amoureux de lui , je constate c'est tout.

-Et tu voulais quoi ? Je suppose que t'es pas venu pour mater mon corps de rêve !
-Hahaha très drôle ! Je voulais discuter avec toi . Je crois que tu me caches beaucoup de choses.
-Vraiment ? Et qu'est-ce que je cache selon toi ?


Je rêve ou il me provoque ? Qu'est-ce qui lui prend ?
Je vais rentrer dans son jeu , je ne veux pas prendre le risque de me prendre une claque ou subir encore ses changement d'humeurs !

-C'est à toi de me le dire tu crois pas ?
-Peut-être, peut-être pas.
-Bill j'ai passé l'âge des devinettes ! Et c'est important , je veux t'aider ! T'as vraiment l'air mal depuis quelques temps !
-Et qu'est-ce qui te fais dire que j'ai des problèmes ?
-Tu parles plus , t'es distant, tu as changé ....
-Pas plus que toi grand frère !
-Arrête de dire des conneries , j'ai pas changé !
-Si tu ne passes plus de temps avec moi ! Tu préfères la compagnie de ce cher Georg ! J'espère qu'il suce bien !


Je m'approche brutalement de lui et lui décolle une droite magistrale.
De quel droit ose-t-il dire des horreurs pareilles ?
Il porte la main à sa joue meurtrie et me regarde les yeux se remplissant de larmes.

-Tu ... Tu m'as frappé...

Immédiatement je regrette mon geste.
Je vais pour m'excuser mais il me repousse brutalement.

-Me touche pas sale pédé ! Me touche plus jamais avec tes sales pattes !

Ces paroles sont plus que blessantes, jamais , oh non jamais il ne m'avait parlé ainsi.
Je comprends pas.
Qu'est-ce qu'il s'est passé pour qu'on en arrive là ?

-Je te déteste , tu entends je te déteste ! Sors !

Il répète ces mots qui me brisent le c½ur un peu plus en s'effondrant au sol , il pleure.
Moi aussi, je veux le prendre dans mes bras mais il me repousse à chaque fois.

-Dégage ! Je veux plus jamais te revoir ! Tu n'es qu'une ordure, une ordure.
-Bill...
-Non , fou le camp , à part pour la promo et les journalistes , on fera semblant de rien mais sinon ne t'approche plus de moi ! Tu me fais trop souffrir.
-Qu'ais-je fais putain ? !
-Tu m'as abandonné ! Maintenant dégage !


Il attrape tout ce qu'il a sous la main et me le balance je sors le plus vite possible et percute quelqu'un de plein fouet.
Je suis un peu assommé sur le coup mais remarque rapidement qu'il s'agit de Georg , sans réfléchir plus longtemps je me jette dans ses bras et pleure comme jamais.
J'explique du mieux que je peux à mon ami ce que Bill m'a dit, son comportement plus qu'inquiétant , mes soupçons pour la drogue.
Bref je lui raconte tout.
Il m'écoute sans m'interrompre , en me caressant la nuque de temps en temps pour calmer mes sanglots.
Au bout de quelques minutes, je me calme, ça m'a fait du bien de vider mon sac.
Lentement on se relève on est toujours dans le couloir.
Bill sors de sa loge préparé et sans un regard pour moi il se dirige vers les backstages.

Ellipse.

Les cris de la foule se répercutent dans mes oreilles.
On va bientôt monter sur scène pour un nouveau concert.
Comme toujours plus personne ne parle.
Chacun est enfermé dans sa bulle , chacun se concentre.
Après les derniers encouragements et instructions , on quitte la loge.
La tension monte au fur et à mesure que l'on se rapproche de notre terrain de jeux comme je l'appelle.
Les lumières s'éteignent pour laisser place à la fumée et à l'intro pour nous permettre de monter.
Après qu'on m'ait donné ma guitare , je monte le premier , ensuite Georg et en dernier Gustav.
Bill ne nous rejoindra qu'un peu plus tard.

« Wilkomen im Tokio Hotel »

L'adrénaline est à son maximum , je commence les premiers accords pour annoncer le début du concert.
C'est parti pour 1h30 de show.

Nous sommes au milieu du concert, il est plus ou moins réussi jusqu'à maintenant.
Mais Bill est complètement ailleurs, se trompant quelques fois dans les paroles, chantant faux aussi.
Je fais aussi quelques fautes au niveau des accords mais personne ne s'en rend vraiment compte, trop pris par l'ambiance .
Il ne m'a pas adressé un seul regard.
Lui qui d'habitude aime se frotter contre moi , me provoquer , pour faire crier les filles.
Là il s'est contenté de chanter en m'évitant le plus possible.
Les fans penseront sûrement qu'on s'est pris la tête pour des broutilles.
Si elles savaient ...
J'aimerai qu'il se rende compte que j'ai mal à cet instant précis.
Je ne prends aucun plaisir à jouer depuis quelques temps, ça ne me vide plus la tête.
J'arrive pas à oublier que mon frère s'éloigne un peu plus chaque jour.
On s'est pris dans un engrenage où il est difficile de sortir indemne.
On fait une légère pause afin de se désaltérer et de changer d'instrument pour Georg.
Il prend sa nouvelle basse , signe que l'on peut reprendre.
Les filles crient plus fort que jamais , certaines s'évanouissent puis tout d'un coup, les cris s'intensifient , mais ce n'est pas le genre de cris habituel où elles scandent nos noms.
Là ce sont des cris de peur, de détresse.
Un mouvement de foule se crée, plusieurs filles sont écrasées, d'autres tombent à cause des bousculades.
Je ne comprends pas trop ce qu'il se passe.
Les vigiles peinent à faire régner l'ordre tellement l'agitation est grande.
Je regarde autours de moi et c'est là que je m'aperçois que quelque cloche.
Georg n'est plus là , il n'est plus sur scène.
Ce pourrait-il que ? ...
Non !

-Georg !

Je suis paniqué , bordel de merde , il est tombé de scène et je ne le vois pas !
Je descends , emporté par la volonté de le retrouver et de le sortir de là mais les vigiles m'attrapent pour me faire reculer.

-Non lâchez moi ! Georg !

Je cris, je me débat comme un fou mais rien à faire , ils ne me laissent pas m'approcher.

-Laissez moi y aller ! Je vous en supplie.
-Désolé tu pourrais être blessé , c'est trop dangereux.
-Mais il va mourir !


Des larmes de rage coulent, je regarde horrifié et impuissant la scène qui se déroule sous mes yeux.
Les secondes passent , et toujours pas de traces de Georg , mon c½ur bat à la chamade.
Je ne sais pas où sont Bill et Gustav , je m'en fou je veux que Georg revienne !
Les secours sont là et il règne dans la salle un désordre indescriptible.
Plusieurs fans sont blessées , les groupies se battent entre elles , c'est vraiment le chaos.
Tout ceci me donne le tournis, je chuchote en litanie le prénom de mon ami , mais rien ne change.
Je me sens faible.
Non il ne faut pas que je m'évanouisse !
Je tente en vain de me détacher une fois de plus du vigile mais rien à faire.
Il me répète que c'est trop dangereux, que je pourrais être blessé.
Rien à faire ! Il n'est pas question de moi mais de Georg !
Où est-il ?
Que lui est-il arrivé ?
Putain je me sens mal...
Toutes mes forces me lâchent , j'essaye de résister mais c'est trop tard.
Les cris deviennent des bourdonnements, mes yeux se ferment de plus en plus.
Petit à petit je sombre dans un gouffre sans avoir pu aider mon meilleur ami.

Quand je me réveille, je suis immédiatement agressé par la lumière.
Je referme les yeux , puis les réouvrent en faisant attention.
J'ai vraiment fait un rêve horrible , je m'étais disputé avec Bill et Georg était tombé de la scène , quel cauchemar !
C'est alors que je remarque quelque chose de louche , depuis quand ma chambre est toute blanche et puant le désinfectant ?
Je tourne autour de moi et je réalise.
Je ne suis pas dans ma chambre, mais à l'hôpital.
Euh ..... On m'explique là ?
La porte s'ouvre sur David.
Il a des cernes monstrueuses comme si n'avait pas dormi.
Ses vêtement sont fripés...
La fatigue se lit sur son visage.
Il est pas en forme.
Quand il relève la tête il remarque que je suis réveillé.

-Tom enfin ! Comment vas-tu ?
-Je pète la forme ... Que s'est-il passé ? Où sont les autres ?
-Du calme ! Tu ne te souviens de rien ?
-Vaguement ...
-Bill et Gustav sont dans le couloir.
-Et Georg ?
-Il ... il a eu un accident , il est tombé de la scène , tu étais hystérique , tu t'es évanouie.
-Mais ... Il va bien ?
-Tom ... C'est pas facile tu sais ... Il , il a reçu trop de coups. Il était gravement blessé. Les médecins ont fait tout ce qu'ils ont pu mais c'était trop tard ...
-Qu'est-ce que tu veux dire ?
-Il ... Il est mort.



Non je le crois pas , c'est pas vrai , il ne peut pas être mort , pas lui !
Il a rien fait !

-Non tu mens , c'est pas vrai, C'EST PAS VRAI ! Il n'est pas mort, il ne peut pas être mort ! C'est Georg !
-Tom..... Je suis désolé.
-Non me touche pas ! T'es qu'un menteur ! Casse toi ! Je veux être tout seul !


J'éclate en sanglots, non non non ! Je vais me réveillé il est pas mort hein ?
Pourquoi ? C'est de leur faute à elles ! Elles l'ont tuées !
Je hurle son nom, j'ai mal à la poitrine , mais je m'en fou , je hurle et pleure en même temps.
Les médecins alertés par mes cris débarquent en trombe pour m'administrer un calmant.
Je me débat comme un fou en insultant tout le monde et en réclamant le bassiste jusqu'à ce que le produit fasse effet.
Georg, aide moi !

Fin du flash back.

Voilà ce qu'il s'est passé, si un jour on m'avait annoncé une fin aussi tragique jamais je n'y aurai cru.
Je n'y crois pas encore.
Je nous revois encore avant le concert dans le couloir, à me réconforter de ma dispute avec Bill.
Alors que là c'est Bill lui même qui est dans mes bras.
C'est tellement étrange. Il a fallu que cet événement se produise pour qu'il vienne sans qu'on s'engueule.
La vie est tellement bizarre, tellement injuste ...
Je resserre mon étreinte et ensuite éteinds la lumière afin d'essayer de dormir.
Mais le sommeil ne viendra jamais , hanté par différents cauchemars tous tournant autours de l'accident.
Je m'en veux tellement de ne pas avoir été là pour le sortir de là !
Je n'ai même pas eu le temps de lui dire au revoir.
Je n'ai pas su non plus ce qu'il voulait me dire avant ma dispute avec Bill.
C'était sûrement important.
Mes larmes viennent à nouveau inonder mes yeux.
Je ne peux pas m'en empêcher , c'est plus fort que moi , son absence est déjà insupportable.

Ellipse.

Trois jours. Voilà trois jours que ce tragique accident a eu lieu.
Nous avons dû faire une conférence pour annoncer officiellement la fin de Tokio Hotel, la mort de Georg, et de dizaine d'autres personnes à la suite du mouvement de foule.
J'ai encore pleuré , c'est David qui a parlé pour nous , on en avait pas la force.
Une enquête a été ouverte pour trouver les circonstances de sa chute mortelle.
Des parents ont portés plainte contre la production pour la sécurité défaillante.
Gustav et moi restons constamment ensemble , Bill a un comportement de plus en plus étrange qui inquiète tout le monde.

Il n'a pas l'air plus affecté que ça par le décès de son ami et de plusieurs autres personnes.
Le corps de Georg est en ce moment même autopsié pour comprendre.
On pourra aller lui dire au revoir ensuite.
Je n'en ai pas la force.
Je ne supporterais pas de voir son corps froid, sans vie , les yeux clos.
Plus jamais il ne verra la lumière du jour , plus jamais on ne pourra rire de ses conneries, plus jamais je n'entendrais le son de sa voix, plus jamais je ne pourrais me réfugier dans ses bras.
Non plus jamais je ne le verrais.

-Tom ? Tu viens c'est l'heure ?
-J'y arrive pas Gus.
-C'est dur pour tout le monde tu sais.
-C'est ... Rien que d'imaginer qu'il est là mais qu'il n'ouvrira plus jamais les yeux ...
-Je comprends...
-Merci.
-J'y vais ...


Je suis à nouveau seul dans ma chambre, Gustav et David étant partis à la morgue.
Bill je sais pas .
Je le vois sans le voir , je ne le reconnais plus à vrai dire.
Ma chambre est dans un état pas possible , on dirait qu'il y a eu la guerre , des tas de trucs jonchent le sol, des cadavres de Redbull traînent un peu partout , l'odeur de refermé et de cendre froide emplie la pièce.
Et ma guitare trône au milieu de tout ce bordel.
Je n'y ai plus touché depuis ce fameux concert.
L'envie n'est pas présente , à vrai dire je n'ai plus envie de rien.
Je ne sais même pas ce qui se dit sur nous , ou sur l'enquête.
Des tas de rumeurs folles doivent circuler sur notre compte et des pétitions de fans désespérées se créent pour que le groupe continue.
Sauf que sans Georg il n'y a plus de groupe.
La fatigue se fait ressentir.
Je n'ai plus de force , depuis l'accident je ne mange plus, ce qui inquiète David et Gustav.
Bill ne se soucie pas de moi bien sûr , il fait je ne sais quoi.
Il pourrait au moins venir me voir.
Même si il me fait peur , j'aurai bien aimé le serrer dans mes bras , comme à l'hôtel.
Depuis cet instant il ne m'a plus regardé , ni touché.
Comme si ce Bill avait disparu...
C'est tellement étrange ...

Je n'ai pas le courage d'aller prendre une douche , pourtant j'en aurai bien besoin.
Trois jours sans prendre de douche c'est pas super mais franchement je m'en fou.
J'ai pas la force pour ça de toute manière , je prendrais peut-être un bain après avoir dormi un peu enfin essayer.
Je ne fais que des cauchemars , mes nuits se résument à deux-trois heures de sommeil maximum.
J'ai sûrement plein de cernes , mais je n'ai plus de photoshoot, plus de concerts, plus de conférences, plus rien...
Ca s'est fait si brutalement !
Souvent on a rêvé d'avoir un peu de répit , mais pas de cette manière.
Pfff et dire que j'ai osé sortir la blague que si jamais Georg tombait de scène je serai mort de rire ... J'ai honte , vraiment ...
Je m'en veux à un point pas possible.
Mon meilleur ami ...
Je prends une ancienne photo de nous quatre.
On devait avoir 14 ans peut-être.
On était tous souriant , heureux qu'on s'intéressent à notre musique, à cette époque on se voyait remplir les plus grandes salles, signer des tonnes d'autographes, gagner plein de fric aussi faut l'avouer.
Tout ça s'est produit , on a rêvé de gloire et paillettes mais si j'avais su où ça allait nous conduire et tous les sacrifices que ça allait engendrer , jamais j'aurai voulu faire carrière.
J'ai un gros pincement au c½ur en regardant cette photo.
Cette époque me manque, on était si innocent et tellement moins cons aussi...
Mes yeux se ferment enfin , j'espère pouvoir trouver un sommeil plus paisible.

TOC TOC TOC

J'ouvre brutalement les yeux , quelqu'un a oublié ses clefs ou quoi ?
Je constate alors que j'ai à peine dormi 30 minutes.
Fais chier hein !
Ca recommence à tambouriner à la porte , on peut même pas être tranquille ...

-Ouvrez police !

Police ?
Ben merde qu'est-ce qui se passe ?
Je me dépêche de sortir de ma chambre pour leur ouvrir.
Ils sont deux.
Je suis pas rassuré là. Pourvu qu'il ne soit rien arrivé aux autres !

-Tom Kaulitz ?
-Oui ?
-Nous avons un mandat d'arrêt contre votre frère Bill Kaulitz.
-Pardon ?
-Est-il là ?


Je capte pas rien , pourquoi ils ont un mandat pour arrêter Bill , qu'est-ce qu'il a fait ?

-Qu'est-ce qu'il a fait ? Pourquoi vous voulez l'arrêter ?
-Monsieur dîtes nous où il est , ou nous vous arrêtons également !
-Nan mais vous êtes malade !
-Pour la dernière fois dîtes nous où il est.
-Je ne sais pas .
-Très bien , poussez vous nous avons le droit de fouiller votre domicile et d'utiliser la force si il le faut !


Je n'ai pas le choix, mais je comprends pas ... J'appelle rapidement Gustav et David pour leur expliquer la situation et ils se ramènent dans pas longtemps.
Je commence à flipper , j'aime pas ça du tout, on ne peut donc pas avoir la paix ?
Je me rapproche d'eux , ils ouvrent la chambre de Bill , il s'y trouve et ce que je vois me glace le sang.
Des photos , il y a des dizaine de photos de moi au mur , ainsi que plusieurs de Georg où il est mutilé , le visage découpé, il y a aussi des messages haineux du genre « Georg va crever . » et d'autres qui me sont adressés « Bientôt toi et moi pour l'éternité, tu es à moi mon Tomi d'amour. »
Je ne peux retenir un hoquet de surprise et de dégoût.
Bill est complètement cinglé, je ne pensais pas qu'il était perturbé à ce point , j'aurai dû m'en apercevoir.
Mon Dieu quelle horreur, j'ai rien vu , il est là le regard dans le vide, se balançant d'avant en arrière, complètement déconnecté du monde réel.
Une nausée me prend , putain même mon frère a disparu, j'ai rien vu ou j'ai pas voulu voir ?
Je n'ose même pas m'approcher de lui , il me fait peur.
Je ne sais pas si il a remarqué notre présence , les policiers sont tout aussi abasourdis par ce spectacle des plus étranges.
Il continue de se balancer , chantonnant je ne sais quoi , j'ai envie de partir , ce n'est pas possible , ça ne peut pas être mon frère là , non Bill n'a jamais été comme ça !
Putain putain c'est pas la réalité hein ?
Mais qu'ai-je fait ?
C'est vraiment pas possible.
Les policiers reprennent leurs esprits et se rapprochent de mon « frère ».

-Bill Kaulitz ?
-Possible, qui le demande ?
-La police.
-Ah .
-Nous vous arrêtons pour le meurtre avec préméditation de Georg Listing.


Ils l'attrapent et le plaquent violemment contre le matelas pour lui passer les menottes.
Il se débat , hurle des injures donne des coups de pieds et moi j'assiste impuissant à ce spectacle alors que Gustav et David arrivent à ce moment là tout aussi choqués par la scène qui se déroule sous leur yeux.
Une fois maîtrisé, ils emmènent Bill qui arrivé à ma auteur me crache dessus.

-J'espère que Georg suçait bien tapette, là où il est, il ne pourra plus sucer ta petite queue pédale !
-Ca suffit emmène-le Dominic !
-J'essaye , c'est qu'il se débat !
-Vous êtes David Jost ?
-Oui en effet .
-Nous vous attendons au poste afin de prendre vos dépositions demain matin , 10 heures , soyez-y avec Tom Kaulitz et Gustav Shäffer.
-Nous y serons.
-Bien , navré que vous ayez assisté à ce spectacle.


Il s'en va et l'autre emmène Bill qui hurle toujours des horreurs.
Moi je ne bouge pas , trop choqué par ce qu'il vient de se passer.
Je m'effondre juste au sol et pleure toutes les larmes de mon corps.


Ellipse 10 ans.

-Hey Georg , c'est Tom.
Oui je sais j'ai mis le temps. Dix ans .... C'est passé si vite. Et en même temps tellement lentement , je suis désolé d'avoir mis autant de temps à venir te voir, tu dois me prendre pour un lâche. C'est que ... J'ai ... Je sais pas je crois que je n'acceptais pas ta mort , oh non !
Tu sais il ne se passe pas un jour sans que je ne pense à toi !
Tu étais et restera mon meilleur ami.
Même si dix ans se sont écoulés, je ne t'ai pas oublié, je voulais venir plus tôt tu sais , mais j'y arrivais pas ...
J'avais sûrement peur de craquer, comme maintenant.
C'est idiot tu ne trouves pas ? Tom Kaulitz , 28 ans qui pleure en parlant à une pierre tombale.
Mais pas n'importe laquelle, puisque t'es en dessous, enfin plus vraiment hein , il ne reste sûrement plus que ton squelette , peut-être même plus rien.
Je dis n'importe quoi , j'essaye de faire de l'humour mais tu vois j'en ai beaucoup moins qu'avant.
Tout est terne depuis que tu n'es plus là .
Mais je t'en veux pas, tu n'y es pour rien.
C'est de ma faute, j'aurai dû être là ce fameux soir .... J'aurai dû me débattre plus fort mais comment aurais-je pu savoir qu'en fait tu étais déjà mort en tombant de cette scène de merde ?
Tu veux savoir comment ça c'est passé ?
Je vais t'expliquer.
En fait tu te rappelles que Bill était bizarre avant ce fameux concert ?
On a découvert sa chambre après ton départ.
Il était tellement jaloux de nous deux qu'il en a perdu la tête , alors avant le concert , il a trafiqué ta basse de rechange , il savait que tu allais la prendre alors voilà.
Tu as reçu une décharge tellement puissante qu'elle t'as tué d'un coup.
Et j'ai rien vu , j'ai pas voulu voir que Bill changeait , qu'il avait perdu la tête !
Depuis son arrestation il n'a pu être reconnu coupable à cause de son état mental, depuis il est interné dans un hôpital psychiatrique à Berlin.
Le meilleur , ils prennent bien soin de lui.
Je vais le voir tous les jours, mais c'est à peine si il me reconnaît à cause de tout les médicaments qu'il prend.
Ca me fait tellement mal de le voir comme ça , il ne parle plus , regarde toujours dans le vide et parfois il a des accès de violence, mais malgré tout c'est mon frère et ... Je l'aime.
Putain il t'as tué et j'arrive encore à l'aimer.
On m'a expliqué à l'époque qu'il n'était plus lui même , et que jamais il ne guérirait , il est dans son monde, ne reconnaît plus les gens de son entourage.
Je pleure encore beaucoup, je suis sous antis dépresseurs pour m'aider à tenir mais depuis quelques temps , j'ai eu un emploi dans le graphisme.
Oui j'ai arrêté la musique, je n'ai pas retouché à une guitare depuis 10 ans , Tokio Hotel s'est dissous , les fans ont été déçues, certaines se sont même suicidées mais moi je m'en foutais , j'avais perdu mon meilleur ami et mon frère , quoi de plus horrible ?
J'ai fait une grosse dépression, j'ai même du aller à l'hôpital à cause de mes tentatives de suicide.
De là haut tu dois te dire quelle vie !
Je ne vis plus à Hamburg , j'ai pas pu rester, le studio a été revendu , Gustav David et moi ne voulions pas rester, trop de souvenirs douloureux.
Tu dois te demander ce qu'ils deviennent.
David est toujours manager , je le vois encore , et oui on est toujours ami !
Gustav a trouvé un autre groupe , comme quoi , la batterie c'est toute sa vie !
Je le vois dès que je peux , il est en tournée là , son groupe est très connu et il a l'air bien , lui aussi a été très affecté par ton départ, de temps en temps on en parle...
Sinon il est marié et a même une petite puce adorable !
Elle s'appelle Georgina, t'as compris , c'est en hommage pour toi , tu vois on t'oublis pas , tu es toujours notre yéti et putain qu'est-ce que tu nous manques !
Tu me manques, c'est horrible.
J'ai gardé toutes les photos de nous, j'ai pas eu le courage de les jeter, parce que tu es dessus et que Bill y est aussi.
Je vais le voir tout à l'heure justement , il me manque lui aussi , tous les jours après mon travail , je reste avec lui, je lui parle, lui lit des histoires.
C'est comme un petit enfant sauf qu'il ne joue pas à la poupée ou aux voitures non , il fixe je ne sais quoi dehors.
Il est impossible de savoir à quoi il pense , mais être à côté de lui me fait du bien.
Il est toujours aussi beau, ses cheveux sont tellement longs !
Tu en serais jaloux !
Sinon j'ai trouvé quelqu'un dans ma vie, il s'appelle Evan , il est si gentil !
Ca fait 8 ans maintenant qu'on est ensemble, il m'aide tous les jours à avancer, à ne pas sombrer.
Il connaît mon histoire, et l'accepte très bien.
Je ne peux pas dire que je suis heureux , mais je me sens bien , il vient voir Bill tous les jours avec moi.
On habite ensemble depuis 5 ans dans une jolie maison à Magdeburg.
Parce que c'est près de Bill mais aussi près de toi , je ne peux vivre loin de vous deux.
Maman est toujours avec Gordon mais ne va que trop rarement voir Bill, ça lui fait trop mal d'être rejeté.
Je la comprends c'est difficile.
Tu vois on a tous refait nos vie, car tu aurais été déçu qu'on se soit arrêté de vivre, tu l'as toujours dit, alors j'ai tout fait pour m'en sortir sans t'oublier, je l'ai fait aussi pour Bill.
Je dois y aller Georg , Bill m'attends peut-être.
Je reviendrais te voir je te le promets.
Je t'aime ne l'oublis jamais.


J'essuie mes larmes et me dirige vers la sortie du cimetière où Evan m'attends.
Je le serre fort contre moi et l'embrasse longuement avant d'aller dans la voiture afin d'aller voir mon frère.
Le trajet se fait silencieusement mais n'est pas oppressant.
Evan est vraiment l'homme de ma vie, il est tout ce que j'ai pu rechercher chez quelqu'un.
Au début ça n'était pas facile car je ne voulais pas m'engager mais les sentiments étaient trop fort et voilà où on en est.
Je l'aime ça c'est sûr !
Nous voilà arrivé à l'hôpital.
Exceptionnellement, il ne vient pas , il a quelque chose à faire .
Je lui fait un dernier baiser sur la bouche et entre dans le bâtiment.
Je n'ai plus besoin de me présenter , depuis le temps je suis connu.
Je me dirige directement vers sa chambre où il n'en sors presque jamais.
Pas la peine de toquer non plus.
J'entre et le vois.
Comme toujours j'ai un gros pincement au c½ur en le voyant comme ça.
Je lui fait un bisou sur le front et lui dit bonjour.
Bien sûr il ne réagit pas.
Je m'assois à côté de lui et lui parle un peu de tout et de rien.
Je ne sais même pas si il m'entends mais je ne perds pas espoir.
Parce qu'il reste mon petit frère.
Le temps a beau passer , il reste toujours aussi magnifique.
Je l'enlace et le sers fort contre moi, respirant son odeur.
Et chose à laquelle je m'attendais pas il rend mon étreinte , fébrilement certes mais il l'a fait.
Il ne m'a donc pas oublié.

On se contente de ces petites attentions qui nous aident chaque jour à aller mieux.
Une petite parole, une caresse , tout ça paraît si insignifiant pour certains et pour d'autres ça gonfle notre c½ur de bonheur.

Ainsi va la vie.

Fin.

*****

Bon ben voilà mon tout premier OS , il m'a pris beaucoup de temps , j'espère qu'il vous plaira !
Dîtes moi ce que que vous en pensez !

Merci beaucoup pour tous vos com's , prochain OS quand il sera écrit !

# Posté le jeudi 07 mai 2009 17:03

Modifié le dimanche 09 août 2009 11:30

Apocalyptico-dramatique

Apocalyptico-dramatique
P.O.V Tom

Je regarde ce bâtiment terne une dernière fois avant de souffler un bon coup.
Ce ne lieu est très éloigné de la ville, comme pour le cacher du monde extérieur.
Cacher toute l'horreur qui y règne.
L'endroit y est austère, l'atmosphère malsaine et inquiétante.
Tout est gris, les plantes pas vraiment entretenues.
Comme si il n'y avait aucune trace de vie.
Des barreaux ornent les fenêtres.
Comme si c'était une prison.
Ca l'est en quelque sorte.
De l'extérieur tout a l'air calme, trop calme même mais je doute qu'à l'intérieur ce soit la même histoire.
Tout à l'air mort en fait, ce lieu est dépourvu de vie.
On pourrait croire qu'il est abandonné.
J'ai même cru sur le coup m'être trompé d'adresse.
Pourtant non , je suis bien à la bonne adresse.
J'ai eu beaucoup de mal, c'est tellement reculé.
J'ai été étonné en voyant à quoi ressemblait le bâtiment.
On dirait un château hanté.
Sans blagues, ça me glace le sang.
Seulement j'ai accepté donc impossible de reculer.
Je sors de ma voiture et me dirige vers mon nouveau lieu de travail.
L'air humide et chaud rend vraiment cet endroit particulier.
C'est effrayant.
Dire que je vais bosser là.
Mais bon il ne faut pas se fier aux apparences.
Alors je prends mon courage à deux mains et pénètre à l'intérieur.
C'est sombre, lugubre.
Les murs sont en pierre grises.
C'est presque morbide.
Quelques appliques ornent le mur mais pour le peu que ça éclaire ça relève plus de la décoration qu'autre chose.
Il n'y a pas de tableaux, rien.
Y a pas à dire ils se sont pas foulé pour faire un effort de présentation.
Les couloirs sont presque déserts, je rencontre quelques uns de mes futurs collègues.
Ils me saluent à peine, leur regard est vide d'émotion, peut-être juste une grande lassitude.
Je les comprend c'est loin d'être évident mais ils ont choisi.
Je sais que ce sera difficile mais j'aime mon métier.
Même si je suis encore très jeune dans le milieu , ça me passionne.
Il est vrai qu'à à peine 23 ans , être déjà diplômé en tant qu'infirmier psychiatre ça relève de l'exploit.
Les études en psychiatrie sont très longues et complexes mais j'ai bossé comme un fou pour y arriver.
Et voilà !
Après avoir traversé cet immense couloir j'arrive enfin au bureau du directeur de ce centre.
La porte est close bien sûr.
Je la fixe avec un air de défi, ce qui est stupide, ce n'est qu'une porte mais c'est plus un combat intérieur entre ma conscience et mon corps.
J'hésite encore à prendre mes jambes à mon cou et me tirer loin de cet endroit qui fiche la trouille et celui de frapper pour indiquer ma présence.
Allez on souffle un grand coup , ce qui me vaut un regard étrange de la part d'une personne passant par là et toque.
Après un « Entrez » j'ouvre la porte et découvre un bureau tout aussi terne et dépourvu de couleurs.
Pas un tableau un mur, juste des papiers et sûrement le planning.
Une pile de dossiers s'entasse sur le bureau et c'est à peine si je vois la tête de mon interlocuteur dépasser.
Bon okay j'exagère sûrement un peu mais il à l'air tout petit par rapport à moi qui suis grand.
Son front commence à être dégarni, on peut dire que c'est un vieux monsieur.
Il relève enfin la tête de ses papiers.

-Ah Monsieur Denecker je suis ravi de vous voir.
-Moi de même Monsieur Bruckmeier.
-Asseyez vous je vous prie.


Je m'exécute, trop content de pouvoir m'asseoir un peu.

-Je suis content que vous ayez accepté ce poste, de nos jours trouver un infirmier psychiatre est difficile.
-J'aime mon métier, aider les autres à se sentir mieux est important pour moi.
-Vous avez raison ! Bon avant de vous donner vos horaires, nous allons continuer notre visite tout en discutant.
-Bien Monsieur.


On se lève tout les deux et commençons notre balade si j'ose dise dans l'enceinte du bâtiment.
Il me montre où se trouve la cafétéria, car c'est là que je mangerai avec mes collègues et les patients les moins atteints.
Ensuite le jardin, pour la promenade, qui n'est pas plus entretenu que celui de la façade mais bon tant que personne ne se blesse.
Je remarque les clôtures entourant les murs et les fils barbelés.
Je fronce les sourcils , c'est vraiment une prison...

-C'est pour éviter que les patients s'évadent.
-Ca arrive ?
-Parfois oui.
-Mais avec les cachets...
-Oh c'est parfois avec l'aide du personnel, certains sont malhonnêtes, tout ça pour de l'argent.
Vous savez, nous manquons d'infirmiers ou même de concierge alors il arrive de faire des erreurs lors de l'embauche. Mais je suis sûr d'avoir fait le bon choix vous concernant, soyez-en sûr.
-Merci beaucoup.
J'ai une question, Pourquoi n'y a-t-il aucun tableau sur le mur ?
-Oh certains patients se cognaient la tête dedans.
Il faut faire attention.
-Je comprends mieux. Et il y a une salle de repos.
-Bien sûr ! Par contre il faut faire très attention , ne jamais leur donner d'objet tranchant , en plastique car ils pourraient s'étouffer avec ou l'avaler.
Ce sont comme des enfants, nous devons constamment faire attention à leur bien être et à leur sécurité car ils peuvent avoir des réactions imprévisibles et de ce fait être un danger pour les autres mais aussi pour eux même.
-Comment sont les chambres ?
-Individuelles . Nous ne pouvons nous permettre de les mettre ensemble , pour des raison évidente d'intimité mais aussi de danger encore.
Elles sont simple, un lit, une armoire, un bureau, une salle de bain très simple, lavabo, toilettes, et un bac de douche. Je sais c'est assez rudimentaire.
Les brosses à dents et autre sont fournis uniquement au moment de la toilette, jamais en dehors et toujours sous surveillance.
La prise de médicaments est elle aussi scrupuleusement surveillée, veillez bien à ce qu'ils les prennent.
Pas d'objets tranchants cela va de soi.
Et si ils vous supplient pour ne pas avoir la camisole en cas de problème ne cédez surtout pas.
D'autres questions ?
-Oui. Les chambres sont-elles équipées de digicodes pour éviter toute escapade ?
-Seulement dans la zone d'isolement.
-La zone d'isolement ?
-Les cas les plus dangereux comme certains criminels.
-D'accord ...
-Rassurez-vous , vous ne travaillerai pas dans cette unité.
-Je me sens beaucoup mieux en effet.
-Vous avez le sens de l'humour , c'est bien ,c'est important.
Je vais vous donner vos horaires venez.


Je le suis, toutes ces informations m'intriguent.
Tout est tellement étrange, presque surréaliste.
Nous sommes à nouveau dans son bureau ,mes horaires dans la main.
Je suis fortement sollicité , en même temps il y a du boulot.
J'ai hâte de commencer.
Pouvoir enfin faire ce que j'aime.

-Plus d'autres questions ? Tout est compris ?
-Tout est clair.
-Une dernière chose : Ne vous liez jamais d'amitié avec eux.
Restez professionnel, rien de plus.
-Euh, d'accord.
-Bien dans ce cas à demain 7 heures et bienvenue à Sank Georg.
-Merci.


J'allais sortir du bureau quand une sonnerie stridente suivie de cris se fait entendre.
Le calme à cédé, voilà ce qui m'attend demain.
Nous sortons du bureau pour voir ce qui se passe.
Les infirmières se précipitent dans une chambre, je cours avec le directeur pour voir qui est-ce.
Les cris s'intensifient faisant hurler les autres patients et les insultes fusent.
C'est le gros bazar, tout le monde est sur le qui vive, c'est impressionnant.
Je me rapproche encore et aperçois le fauteur de trouble.
Je ne vois pas très bien à part une masse de cheveux noir et une voix grave balançant des obscénités à tout va.
C'est donc un homme il a l'air jeune.
Tellement jeune !
Et déjà ici...

-Lâchez moi bande de crapauds répugnants ! Détritus de merde !
-Mettez lui la camisole et donnez lui un somnifère par perfusion !
-Dégage cafard miteux !


Il remue comme une furie, puis soudain il plante ses yeux dans les miens.
Je frissonne, il a des yeux marrons, presque noirs tant la folie s'est emparée de son corps.
Son visage est tellement fin, presque féminin.
Il est beau. Malgré sa crise de démence, il est très beau.
Mais inquiétant.
Ses yeux sont perçants, on dirait qu'il essaye de lire en moi.
Ca à l'air d'être un cas difficile.
Il continue de me fixer et se met même à me parler.

-Qu'est-ce que t'as tête de n½uds ?
-Donnez lui ce foutu calmant !


La dose est injectée et presque immédiatement il se calme et ses yeux se ferment.
Petit à petit, l'hôpital retrouve ce silence de mort qui le rend si mystérieux.
Je suis assez secoué par ce qu'il s'est passé, c'était intense.

-Désolé pour ce bien triste spectacle.
-Qui est-ce ?
-Bill Kaulitz, un patient avec de sérieux problèmes.
Faîtes attention à lui.
-Pourquoi ?
-Quand il a ses accès de colère comme maintenant il peu devenir très violent , là ce n'était rien.
-Pourquoi est-il là ?
-Je vous en parlerai plus tard en attendant rentrez chez vous, une longue journée vous attend demain.
-Bien.


Ellipse

Après une bonne douche je m'affale sur mon lit.
Je n'ai rien fait d'extraordinaire et pourtant je suis usé.
Mon chat Alinéa vient se blottir contre moi afin de réclamer des caresses.
Sacrée bestiole mais son ronronnement m'apaise.
Malgré ça je ne peux m'empêcher de repenser à ce jeune homme Bill.
Pourquoi est-il là ?
Il a l'air si jeune, il ne devrait pas être dans un endroit pareil.
Seulement la vie n'est pas toujours tendre avec certains.
La plupart des personnes dans cet hôpital n'en sortirons jamais.
C'est affreux mais comme ça aussi.
Ils peuvent être un danger pour les autres mais surtout pour eux même.
Jamais ils ne sauront ce qu'il se passe en dehors de ces murs.
C'est même pire que la prison.
Car on peu en sortir, là non.
Un miaulement me sort de ma torpeur.

-T'as faim Alinéa ?

Encore un miaulement , j'ai compris il veut manger.
Pendant ce temps je me prépare aussi un petit truc parce que mine de rien j'ai faim.
Ensuite je ne sais pas trop ce que je vais faire.
Visiter peut-être un peu la ville, je suis arrivé il y a peu et je n'ai pas pris le temps de me balader.
Je crois savoir qu'il y a un vieux cinéma.
Je suis un adepte des films anciens, tellement plus réalistes et humains que les navets de maintenant.
Je suis peut-être vieux jeu à ce point de vue là mais je suis comme ça.
Je mange seul, comme toujours.
Je n'ai personne dans ma vie depuis un moment, faut dire que j'ai pas le temps.
Et pas forcément l'envie non plus, je suis jeune et je suis pas encore prêt pour avoir une relation sérieuse.
Mes potes pensent que je vais finir seul avec des chats.
Qu'ils pensent ce qu'ils veulent, parfois ils sont lourds mais bon je les aime quand même.
Depuis le temps qu'on se connaît tous ...
On en a fait des conneries ensemble, que ce soit au bahut ou en soirées.
Ca me fait sourire de repenser à tout ça.
C'était la bonne époque, on était insouciant.
Maintenant on est adulte , avec un boulot et un appartement à gérer.
C'est passé vite.
Je suis parfois nostalgique de cette période.
Je ne manque de rien et ça n'a jamais été le cas mais je sais pas, il y a comme un manque.
Ce petit quelque chose qui fait qu'on a toujours ce sourire sur nos lèvres.
Je suis sorti de ma nostalgie par mon téléphone.

-Tom !
-Hey Gustav ! Content de t'entendre.
-Moi aussi.
-Que me vaut ton appel ?
-Réserve ta soirée mon frère je t'emmène boire un coup.
-Désolé Gus, je bosse demain.
-Ah ben justement faut fêter ça !
-Je commence tôt.
-Ah mais tu fais chier. Un resto ça te tente ?
-Seulement si c'est toi qui paye.
-Tu me prends pour qui , bien sûr que je paye ça sera ta récompense pour ton boulot.
-Merci.
-A 20 heures au Conichi ?
-Et en plus tu me payes l'italien ?
-C'est pas la classe ?
-Un peu ouais !
-A ce soir !


Gustav, mon meilleur pote, complètement dégénéré et fêtard comme personne.
Mais vraiment une personne géniale sur qui on peu compter.
Ca fait longtemps qu'on s'est pas fait une bouffe rien qu'à deux.
Faut dire qu'il a aussi son travail qui lui prend beaucoup de temps.
Il est commercial dans l'informatique.
Le plus dur c'est qu'on habite plus dans la même ville même si c'est pas loin.

Je me prépare pour rejoindre Gustav à Hamburg.
Il est 19h30 et si je me dépêche pas je vais être à la bourre la plus totale.
Mais il fallait bien que je m'habille autrement qu'avec mes baggys et t-shirt trop grands.
Le restaurant c'est pas le Mc Do non plus.
Je prends mes affaires et sort sans oublier de faire une caresse à mon chat.
La route n'est pas très longue et il y a peu de monde sur les routes ce qui est franchement sympa.
Je gare et constate que Gustav m'attends déjà.
On se fait une accolade rapide puis entrons.
On s'installe puis en même temps que nous regardons les menus nous discutons de tout et de rien.

-Alors ça y est te voilà enfin dans la vie active, il était temps hein !
-Oh ça va. Les études en psychiatrie sont difficiles et longues et je te rappelles que j'ai fini premier de ma promotion, ce qui n'est point ton cas mon cher Gusti.
-Tais toi mauvaise graine.
Mais ... T'as pas peur de devenir aussi taré que tes patients.
-Gustav ... Je suis sûr de mon choix.
-Et où vas-tu trouver le temps de t 'investir dans ta vie personnelle ?
-S'il te plait, tu sais très bien que je n'en ai pas l'envie pour le moment.
-Tu vas vraiment finir tout seul si tu continues.
-Pour le moment ça me convient.
-Tom ... Je sais que tu mens, ça se voit tu n'es pas heureux, t'as besoin d'une fille !
-Pas pour le moment.
-Qu'est-ce qui te fait peur ?
-Rien, je veux juste pas avoir de relation pour le moment.
-T'aurais pas juste la trouille de goûter au bonheur ?
-Non, mais ma vie me convient comme ça.
On peut parler d'autre chose ?
-Comme tu veux mais crois moi je me fais du souci pour toi.
-Pourquoi ?
-Parce que t'es pas heureux !
-Je me contente de ce que j'ai.
-Ton chat ?
-Et alors ?
-Rien.
-Vous avez choisi ?


Il tombe bien, grâce à lui , une conversation vraiment embarrassante s'interrompt.
Nous commandons et plus un mot n'est prononcé.
La tension est palpable, c'est désagréable.
Pourquoi il a fallu que le sujet revienne sur le tapis ?
J'évite son regard il doit comprendre que je n'ai plus envie d'en parler car il change de sujet.

-Parle moi de ton travail.
-Ben je commence demain dans un hôpital qui ficherait la trouille à n'importe qui.
On dirait un vieux château à l'abandon je te jure !
-Je te l'ai dit , tu vas devenir cinglé à ton tour.
-Très drôle. J'ai déjà eu droit à un comité d'accueil.
-Qu'est-ce que tu veux dire ?
-Un patient qui m'a traité de tête de n½uds.
-Hahaha à bah tu vas être servis si ils sont tous comme ça !
-C'est un hôpital psychiatrique Gus ...
-Oui c'est vrai ! Et tu vas devoir faire quoi ?
-N'oublis pas que je suis soumis au secret professionnel, en gros je vais devoir les laver, donner les traitements, à manger, et les attacher au cas où.
-Violent.
-On verra.
-Vos plats messieurs.


Notre discussion s'achève là et nous commençons la dégustation de notre plat.
C'est très bon, en même temps le Conichi c'est pas de la merde.
Il a fait les choses en grand le Gustav chéri.
Plus un mot n'est prononcé, manger c'est royal pour nous.
A la fin du dîner , on paye l'addition, et quittons le restaurant , bien repu.
Je me sens même somnoler tellement j'ai trop manger.
Après une longue étreinte, nous repartons chacun de notre côté.
La route est assez courte et je suis déjà chez moi.
Revoir Gustav m'a fait du bien, il m'a dé-stressé pour demain.
Oui j'ai peur.
De ne pas être à la hauteur, de faire n'importe quoi ou pire de perdre mon sang froid.
Et il fallait que je ressasse tout ça avant de dormir bien sûr.
Parfait pour passer une nuit d'enfer.
Après être passé par la salle de bain et m'être mis en tenue pour dormir c'est à dire rien du tout , j'éteints enfin cette foutue lumière qui commençait à me faire mal à la tête.

Le réveil est plus que difficile , j'ai très peu dormi, il est 6 heures du matin et je peine à tenir debout.
Je dois avoir l'air d'un débile profond mais tant pis.
Je me douche vraiment vite fait pour ne pas être en retard.
Je stresse énormément j'ai tellement envie que tout se passe bien.
Je petit déjeune sur le pouce, je sais c'est pas bien mais ma gorge est trop nouée.
On dirait une pucelle à son premier rendez-vous sauf que moi c'est pour mon travail.
Comparaison à la con j'en conviens.
Je donne tout de même une papouille à Alinéa et sors enfin de mon appartement douillet.
Ca y est je rentre dans la vie active et c'est dur.
Mais je l'ai voulu alors j'assume.
La route est cool ça au moins ça a le mérite de me détendre , je déteste les bouchons.
Et ça ne le fait pas si j'arrive en pétard à mon boulot surtout que j'ai besoin de tout mon self control pour ne pas péter une durite à la première difficulté.
Je me gare sur le parking réservé au personnel et sors.
C'est toujours aussi sinistre et flippant mais je n'ai pas le temps de m'attarder, il est presque l'heure.
Je franchis le seuil de l'entrée et me dirige directement chez le directeur pour montrer que je suis là et prendre mon planning.
Le stress est présent dans chaque centimètre carré de ma peau mais en même temps je suis excité de commencer.
Je toque brièvement et entre.
Monsieur Bruckmeier me tourne le dos, je ne suis pas sûr qu'il m'ai entendu.

-Hum hum
-Oh bonjour Tom. Ravi de voir que vous ayez su vous lever.
Votre planning est sûr mon bureau , vous commencez avec Madame Constantin , c'est une dame âgée il faudra juste lui apporter son repas et revenir après pour ses médicaments.
-Oh, je ne vois qu'un seul patient ?
-Pardi non ! Mais vous commencez par elle c'est ce que je voulais vous dire.
Eh bien qu'est-ce que vous faîtes encore là ? Au travail !
-Euh oui bien sûr !
-Et avant tout changez vous !
-Pardon oui.
-Arrêtez de stresser , les malades vont vouloir en jouer pour vous manipuler !
-C'est censé me calmer ?
-Non. Au travail.


Bon sang ça commence fort !
Je me dépêche de me changer et d'attacher mes dread et ça y est c'est parti.
Je prends les dossiers pour les médicaments ou autre histoire de pas me planter et vais voir cette vieille dame.
J'espère juste qu'elle est réveillé et de bon poil.
Je trouve facilement sa chambre, c'est dingue comme les couloirs sont vides...
C'est angoissant.
Je frappe pour indiquer ma présence et entre.
La chambre est vraiment simple et je vois une dame vraiment vieille faut le dire dans son lit.
Son regard est vide, elle a l'air ailleurs.

-Bonjour Madame, je suis Tom , je vous apporte à manger.
Comment allez-vous ?


Pas de réaction. Super, le dirlo aurait pu me renseigner un peu plus sur son cas que je n'ai pas de mauvaises surprises.

-Madame ? Je vous apporte le petit déjeuner.
-Du café et du sucre ? Tout de suite Joseph. Oh .... Vous êtes le serveur ?
-Non Madame, je suis infirmier, je vous apporte votre petit déjeuner.
-Vous devriez vous laver les cheveux, c'est plein de n½uds.
-On me le dit souvent.
Votre nuit a été bonne ?


Okay plus de réaction, elle est retournée dans son monde.
J'ouvre les rideaux afin de laisser passer un maximum de lumière, c'est important.

-Je repasserai tout à l'heure pour vos médicaments et vos soins, bon appétit.
-Plus de sucre dans mon café.


Je ressors de la pièce et continue de distribuer les repas avec plus ou moins d'intérêt pour moi.
Pour le moment c'est assez calme mais je doute que ça dure encore longtemps.
En effet quelques mètres plus loin, je vois un patient déambuler dans les couloirs.
Et plus je me rapproche, plus je connais la silhouette de la personne en question.
Mince, cheveux noirs pas coiffés et sales, ça ne peut être que Bill.
Je me demande comment il est sorti de sa chambre.
Je délaisse les plateaux pour m'approcher de lui doucement.
Je ne tiens pas à lui faire peur et déclencher une crise de violence.
Il marche d'un pas lourd, l'air absent, je me retrouve vite à côté de lui.

-Bill, comment êtes vous sorti de votre chambre ?

Il me répond pas et continue son chemin.

-Bill ?

Okay encore un vent, je n'ai pas trop le choix je lui agrippe le bras pour le faire s'arrêter.
L'effet est autant immédiat qu'inattendu.
Il se met à se débattre et même à hurler.
J'essaye de le calmer du mieux que je peux mais rien à faire il continue de se débattre et de me balancer des insultes et autres obscénités.
Il a quand même beaucoup de force on ne dirait pas.
Alertés par les cris, les autres patients se mettent eux aussi à hurler.
Merde merde merde !
Et personne ne vient m'aider.
Je n'ai pas le choix, je serre Bill à la taille et le soulève pour le reconduire à sa chambre.
Je ne sais même pas où elle se trouve, on ne m'a rien dit.
Je fais du mieux que je peux, ce qui n'est pas évident avec cette furie qui me donne des coups pour s'enfuire.
Pourtant quelques instants avant, il avait l'air si calme.
Après quelques de recherches , je trouve enfin une chambre ouverte et vide, je suppose que c'est la sienne.
Je rentre rapidement à l'intérieur sans refermer , impossible.
Je l'allonge sur son lit avec difficultés.
Je n'ai pas envie de faire ça mais j'ai pas le choix , je vais devoir l'attacher.
Soudain il s'arrête de gigoter et se met à parler ou plutôt chanter en me fixant.

-Apportes moi mes cachets, serre bien ma camisole accélère, encore le son de ta voix, ma techno-délire psychedelique , apocalyptico-dramatique.

Puis il s'arrête et fixe à nouveau je ne sais quoi d'un air absent.
Il est retourné dans son monde.
Je suis tétanisé.
Ce gars n'est absolument pas normal.
Enfin comme tous mais lui est ..... Je ne sais pas il a ce petit quelque chose en plus qui le rend mystérieux, attachant mais aussi flippant.
Et cette chanson .... Elle fait froid dans le dos.
Je me demande où il l'a entendu.
Je termine de l'attacher et vais chercher son plateau.
J'espère juste qu'il ne va pas péter un autre câble !
En tout cas je retiens mes collègues, super sympa de m'avoir laissé me débrouiller seul.
Les couloirs sont à nouveau calmes, à croire qu'il ne s'est rien passé, pourtant j'ai vraiment eu très peur.

Ellipse

Je suis autour d'un café chez Gustav, j'avais besoin de lui parler.
Deux semaines de travail et j'en peux plus.
Je suis fatigué, des cernes énormes ornent mon visage légèrement creusé.
Ce job n'est pas comme je l'imaginais, non seulement je ne m'entends pas avec mes collègues mais en plus je ne m'adapte pas à cette vie.
Toute leur misère m'affecte beaucoup trop surtout Bill.
Personne ne s'occupe de lui, personne ne va lui rendre visite non plus.
Il semblerait qu'il n'ait aucune famille ou amis.
Le directeur reste très évasif à son sujet.
Il me dit juste de ne pas trop me préoccuper du pourquoi du comment.
Comment je peux l'aider en ne sachant rien de lui à ce moment là ?
Ils ont tous l'air d'en avoir rien à faire de leurs états d'âme.
Jamais ils ne cherchent à discuter avec eux.
Comme ci c'était des pestiférés, ce comportement me dégoûte.
Je suis pas comme ça, je suis pas comme mes collègues.

-Tom arrête de te torturer l'esprit.
-J'y arrive pas Gus, je sais plus quoi faire pour les aider.
-Je suis sûr qu'ils te sont très reconnaissants.
-Comment le savoir ?
-Tu t'occupes d'eux mieux que tu t'occupes de toi même. Prends du temps pour toi aussi !
-J'ai pas le temps de me reposer !
-Tu vas finir par dépérire aussi.
-Quand même pas.
-Tu veux pas t'amuser un peu ? Ce soir ...
-Non je n'aime pas trop me mêler à la foule et tu le sais.
-J'abandonne ...


Je finis mon café et dis au revoir à Gustav.
Je reprends le boulot mais j'avais besoin de faire ma pause hors de ces murs où tant de souffrance et de non dits règne.
Je suis toujours angoissé d'aller là bas, peur qu'un patient ait fait une connerie ou autre.
J'ai à peine le temps d'entrer que des hurlements se font entendre.
Je reconnais cette voix, c'est Bill.
Je cherche pas à comprendre et cours jusqu'à sa chambre.
Je vois alors un de mes collègues, Francis le brutaliser.
Je vois rouge et le déloge du corps de Bill, je le vire sans ménagements en lui hurlant dessus que si il recommence ça risque de mal se finir pour lui.

-Pfff ils sont tous tellement débiles , on peut leur faire ce qu'on veux, jamais ils ne diront rien, qui te croirait ?

Il ne me laisse pas le temps de répondre et se tire avec un sourire victorieux.
Il a raison, qui me croirait ?
Ils se fichent pas mal de Bill ou des autres, tout ce qui leur importe c'est leur salaire.
Car oui, avec la prime de risques, ça paye bien.
Je reporte mon attention sur le brun.
Il fixe le mur devant lui, le regard dans le vague. Comme ci rien ne s'était passé.
Aucune trace de peur sur son visage, rien.
J'ai l'impression qu'il est dépourvu d'émotions.
Il est étrange.
Depuis le temps que je suis là, je n'arrive toujours pas à le cerner, ni à prévoir ses crises.
Certains patients s'ouvrent légèrement à moi, c'est un gros effort pour eux de s'efforcer à rester dans la réalité mais une belle victoire pour moi.
J'aime passer du temps avec eux, ne pas me presser, les écouter quand ils sont lucides et capable de parler un peu.
Bill lui ne parle jamais, sauf quand il fait ses crises de violences.
Il ne bouge pas, ne marche presque pas quand il est en promenade.
Rien ne semble l'atteindre.
Pourtant je suis sûr que si il s'ouvrait un peu, il serait capable de beaucoup de choses.
Seulement il est trop enfermé dans son univers, je ne sais pas à quoi il pense...
Je m'approche de lui avec lenteur.
Je ne veux pas l'effrayer.

-Tout va bien Bill ?

Comme je m'y attendait, il ne me répond pas.
Pourtant j'aimerai beaucoup.
Il est tellement attachant.
Si je ne craque pas et reste dans cet hôpital c'est bien pour lui.
On ne peut pas le détester c'est impossible et pourtant...
Personne ne s'occupe vraiment de lui, comme si il était transparent.
Et c'est loin d'être le cas.
Il a ce petit quelque chose qui fait qu'on a toujours envie d'aller vers lui, de passer des heures à ses côtés.
J'aime être en sa compagnie, je me sens bien, entier.
Je ne sais même pas si il me remarque.
Le directeur lui a bien remarqué le fait que j'aime m'occuper de lui.
Il m'a fait passer un sale quart d'heure ce jour là.
Me rappelant qu'il y avait d'autres patients et surtout que je n'étais pas sa nounou.
Je n'ai rien dit car il a raison mais quand même.
Je regarde ma montre et m'aperçois que c'est l'heure de la promenade.
Seulement ce n'est pas de Bill dont je m'occupe aujourd'hui, curieusement j'ai été très déçu.
Je suis accro à sa présence.
Je comprends pas pourquoi...
Je caresse délicatement ses cheveux pour attirer son attention.
Mais il ne réagit pas.
Mon c½ur se serre légèrement.
Là non plus je ne comprends pas ce qu'il m'arrive.
Tout est différent avec lui.
Je retire ma main de ses cheveux et me lève.

-Je reviendrai pour votre dîner, là c'est l'heure de la promenade, profitez un peu, il fait très beau.

Il ne me répond pas mais j'ai toujours cet espoir.
Je vais voir mon patient, un homme d'environ 35 ans , très gentil .

-Alors Gary, prêt pour la promenade ?
-Oui !
-Alors c'est parti.


Aujourd'hui est une très belle journée, il fait agréablement doux , les patients ont l'air de se sentir beaucoup mieux et moins stressés.
Je regarde les alentours et tente de voir où est Bill.
Il est avec une infirmière.
Sa tête est baissée, il n'a pas l'air à l'aise.
J'ai envie d'aller le voir mais c'est impossible.

-T'as une amoureuse ?
-Gary ! Vous êtes bien curieux.


Il rigole, moi aussi.
Ca me fait du bien de rire un peu.
Gary est quelqu'un qui a le don de redonner le moral.
Il est très bavard , comparé à beaucoup d'autres.
Il est un peu simplet , sa famille ne voulait plus s'occuper de lui , alors le voilà.
On fait le tour du parc, profitant du calme des lieux.
La ballade se termine, avant de retourner dans leur chambres, certains peuvent aller dans la salle de repos , il y a une télé et des tables pour faire des jeux.
C'est convivial.
Je surveille en général pour voir si tout se passe bien.
Quand je disais que c'était une prison...
Ce n'est pas la confiance qui règne.
Ils ne sont pas tous si dangereux que ça.
Mais ça fait parti de mon travail alors j'accepte.
La plupart ici se reposent, profitant d'être en dehors de leur chambre qui les garde prisonnier et exclus de la société.
Je vois Bill, seul , à l'écart , ne faisant rien.
Cette vision me fend le c½ur.
C'est dingue comme il m'obsède.
Mais merde il m'arrive quoi ?
J'ai l'impression d'être une collégienne ...
Gustav avait peut-être raison, je deviens aussi dingue que mes patients...
Non Bill n'est pas dingue.
J'ai envie d'aller le voir , qu'il s'intègre.
Seulement je ne peux pas me permettre de laisser les autres sans surveillance.
La petite pause détente se termine déjà.
Chaque infirmier va chercher un patient, ils ne sont pas nombreux , à peine cinq mais si ils font une crise c'est du sport.
Comme je vois que personne ne vient chercher Bill, je décide de m'occuper de lui.
Ce qui me réjouis intérieurement faut bien l'avouer.

-Bill, il va falloir remonter à la chambre, on y va ?

Il ne dit rien, mais se lève et avance sans m'attendre.
Il m'entend donc mais ça me fait bizarre qu'il m'ignore, aucune émotion ne paraît sur son visage.
Mais je le rattrape , on ne sait jamais.
Je lui prends délicatement le bras pour le ramener à sa chambre.
Il regarde ses pieds tout le long du chemin et moi je dois regarder un minimum devant moi pour ne pas me prendre un mur.
Je suis trop occupé à détailler le moindre de ses gestes, la moindre mimique.
Il me fascine comme jamais personne m'a fasciné.
Il est magnifique.
On est déjà arrivé à sa chambre.
Dommage j'aurais voulu passer plus de temps avec lui.
J'ouvre sa porte et il entre sans un regard pour moi.
C'est dur.
Mais c'est ainsi.
Puis il s'arrête au milieu de la pièce et ce retourne vers moi.

-Qu'y a-t-il Bill ?

Il répond pas mais pointe de doigt son lit.
Oui je vois pas trop ce qu'il veut.

-Vous voulez aller dans votre lit, c'est ça ?

Il hoche la tête , il est vraiment trop mignon.

-Vous pouvez y aller.

Mais il n'y va pas et continue de pointer son lit du doigt tout en fixant.
Il me demande silencieusement quelque chose mais quoi ?

-Vous voulez que je vous aide ?

Nouvel hochement de tête.
Je ne le montre pas mais à ce moment là mon c½ur bat beaucoup plus vite.
Car pour la première fois, il m'a demandé quelque chose, car il m'a regardé.
Il ne m'a pas ignoré.
Je m'avance vers son lit pour défaire les couvertures, lui ne bouge pas, se contentant d'observer mes faits et gestes.
Il est juste adorable.
Une fois fini, je tends ma main vers lui pour lui faire comprendre qu'il peut venir.
Sa démarche est lente , mais je m'en moque, pour lui j'ai le temps.
Une fois arrivé à ma hauteur il s'arrête et me fixe.
Ses yeux sont magnifiques.
Il se penche vers moi et me colle un tout petit bisou sur la joue avant de se mettre dans son lit.
Je reste pétrifié , le c½ur battant à tout rompre.
Il m'a embrassé , ses lèvres sont douces !
J'aurais jamais cru ça !

Ellipse

Je me retourne sans cesse dans mon lit.
Bill me hante, ses lèvres aussi.
Des images plus qu'obscènes me viennent en tête.
Lui nu, sous moi, le caressant partout.
Rien ne serait plus excitant que de tenir son sexe entre mes mains, de le sentir gonfler et pulser entre mes doigts.
Je le vois aussi me branler pendant que nos lèvres et nos langues s'apprivoiseraient.
Puis le moment serait venu de lui écarter ses cuisses fines, blanches que je devine aussi douces que ses lèvres.
Il me lècherait les doigts pour que je puisse le préparer.
Il écarterait encore plus les cuisses pour se dévoiler entièrement à moi.
Et je le verrai.
Son endroit le plus intime.
Ce petit trou rose sensible, mystérieux, désirable qui ne demande qu'à être pénétré, rempli.
Ce trou magique renferme le vice, la luxure, le plaisir de la chair.
Mais il doit être choyé , préparé avec douceur et amour.
Ce que je ferai.
En lui enfonçant un doigt tout doucement pendant que je détournerai son attention en lui léchant sa queue.
Il gémira sous mes caresses sur et dans son corps.
Il s'ouvrira un peu plus pour moi.
Afin d'accueillir mon sexe qui gonfle un peu plus pour lui.
Ses gémissements m'exciteront plus que de raison.
Un autre doigt le pénétrera pour mieux l'ouvrir, mieux le préparer, plus l'exciter encore.
Je découvrirai l'intérieur de son corps désirable, le faisant crier de plaisir pendant que je continuerai de le lécher et de chercher une petite bosse qui fait des miracles.
La pièce deviendra chaude, très chaude, l'air sera irrespirable , suffocant mais on s'en foutra, trop occupés aux plaisirs de la chair.
Puis il me suppliera d'aller plus loin.
Il me stoppera juste avant de jouir.
Il me dira des mots vulgaires, excitants.
Il me demandera de lui faire l'amour.
Et je dirai oui.
A mon tour il me préparera avec douceur, découvrira la douceur et l'humidité de mon sexe qui pulsera sous ses mains.
Il se rallongera en écartant à nouveau les cuisses.
Une pointe d'inquiétude dans les yeux.
Il aura peur.
Mais je le rassurerai par mes lèvres partout sur lui pendant que je m'installerai sur son corps.
Nos sexes se toucheront , nous faisant gémir.
Je me frotterai doucement contre lui, il suivra mes mouvements de bassin pour avoir plus de plaisir.
Je n'irai pas trop vite pour ne pas le faire venir trop vite.
Il n'en pourra plus, il me dira qu'il me veut en lui.
Ce que je ferai.
Je prendrai mon sexe dans ma main, pour me guider.
Il touchera son anus qui se contractera au toucher.
Je jouerai un peu avec , en frottant mon sexe contre son trou jusqu'à ce que la respiration de Bill me rappelle à l'ordre.
Je soulèverai délicatement son bassin pour avant un bon angle.
Je lui caresserai ses fesses rondes et fermes pour finir de le détendre.
Il me regardera droit dans , le regard suppliant d'y aller.
Le moment sera venu.
Je soufflerai un bon coup et je reprendrai mon sexe dans ma main.
Mon sexe cognera contre son anus et je l'embrasserai en même temps que j'entrerai en lui.
Tout doucement, pour que l'on puisse savourer cet instant unique.
Tendrement pour ne pas lui faire mal.
Je prendrai mon temps pour lui faire ressentir mon sexe détendre ses chairs et avancer à l'intérieur de son corps.
Une fois au bout j'attendrai qu'il s'habitue.
Je lui dirai des mots doux.
Je lui prouverai mon amour en m'unissant à lui pour ne faire qu'un.
Au bout d'un moment, ses yeux me diront qu'il veut plus.
Je bougerai mon bassin avec lenteur.
Han oui ça sera délicieux.
Je lui caresserai les cheveux pendant que je continuerai mes mouvements doux en lui.
Je gémirai que c'est bon , que j'aime lui faire l'amour.
Il me dira que je lui fait du bien.
Mes pénétrations seront sensuelles, consumants nos corps et nos âmes petit à petit.
Je lui ferai connaître l'ivresse de l'amour.
Mes va et vient nous feront perdre la tête.
La pièce sera bouillante de notre étreinte.
Bill transpirera , sera réduit à un corps gémissant son bien-être.
Il me demandera d'aller plus vite, plus profondément en lui.
Tout ce que tu veux mon ange.
J'accélérerai progressivement pour retarder ce moment.
Rester le plus possible unit avec toi.
Profiter de la douceur de ton corps et de la chaleur de celui-ci.
Me sentir à ma place, dans tes bras.
Je sentirais à tes petits cris sexy que je ne suis pas loin de ta petite bosse faiseuse de miracles.
Je relèverai ton bassin et tu enrouleras tes jambes cotre mon bassin.
Han oui, sensation divine, pénétration plus profonde, cris plus intenses.
Je ne suis pas loin, je le sais.
Je te torture encore un peu et donne un gros coup de bassin.
Tu cris , tu hurles que c'est bon.
Tu en veux encore, tu me supplies de recommencer.
A tes ordres mon amour.
Je redonne un fort coup de rein.
Tu cris encore, moi aussi.
C'est divin.
Faire l'amour avec toi c'est le paradis.
Oui , oui ça l'est.
Je prendrai ton sexe pour te branler.
Tu fermes les yeux, ta bouche s'ouvre pour happer de l'air.
Tes cheveux collent à ton front.
Tu est magnifique.
Tu vas jouir.
Moi aussi.
Ma bite se gonfle de plus en plus.
Mes testicules se durcissent.
Ma bouche bouffe ton cou.
Mes dents marquent ta peau.
Tu hurles à présent.
Tu dis que tu vas jouir.
Oui mon ange.
Jouis pour moi.
Je vais plus vite.
Mon bassin claque contre tes fesses moites.
Douce musique érotique.
Ton sexe se tend, tout comme ton corps.
Tu laisses jaillir ton plaisir.
Tu exploses tel un volcan.
Mon Dieu tu es magnifique.
Tu resserres tes muscles contre mon pénis.
Merde merde merde , je vais jouir à mon tour.
Oui !
Je t'aime Bill.
Ah , ah , ah.

-Je t'aime !
-C'est pas bientôt fini ce bordel, y en a qui veulent dormir !


Putain de bordel de merde !
Je n'ai jamais eu un orgasme pareil.
Je me suis branlé en pensant à Bill.
J'ai crié mon amour pour lui.
Bon sang , oui je l'aime.
Comme un fou.
Comment j'ai pu ne pas le remarquer avant ?
Ca ne s'explique pas.
La sonnerie de mon téléphone interrompt mes pensées.
A cette heure-ci ça ne peut être que l'hôpital.
J'ai soudain peur.

-Allô ?
-Tom désolé de vous déranger si tard mais nous avons un gros problème avec Bill...
-J'arrive tout de suite !


Je ne lui laisse pas le temps de répondre et fonce m'habiller sommairement.
Bill , que t'arrives-t-il ?
J'ai peur qu'il soit arrivé quelque chose.
Mes larmes brouillent ma vue , c'est pas super pratique pour rouler.
Mon esprit est juste focalisé sur lui.
J'arrive en un temps record à l'hôpital.
Je cours comme un fou jusqu'à ce que j'aperçois le directeur.

-Tom.
-Où est-il ? Que s'est-il passé ? Il va bien ?
-Calmez vous. Je vais vous expliquer. Il a eu une nouvelle crise après avoir fait sûrement un mauvais rêve.
Il hurlait et ne réclamait que vous. Impossible de s'approcher de lui.
Alors on vous a appelé.
Il est dans sa chambre.
-Je vais le voir.


Je cours dans les couloirs afin d'atteindre sa chambre au plus vite.
Il m'a réclamé , il a besoin de moi.
Cette pensée réchauffe mon c½ur.
J'ouvre sa porte en étant le brusque possible.
Je ne veux pas lui faire peur.
La pièce est plongée dans le noir mais je distingue facilement ses petits gémissements mêlés à ses pleurs.
Non petit ange ne pleure pas.
Je m'avance vers lui avec prudence.
On dirait un petit chiot apeuré.

-Bill ? C'est Tom. Je suis là.

Il relève la tête et me regarde.
Je frémis.

-Tom.

Première fois qu'il prononce mon prénom.
Je fonds.

-Oui c'est moi.
-Pour de vrai ?
-Pour de vrai.


Je m'agenouille en face de lui.
Je ne sais pas quoi faire.
J'ai peur de lui faire du mal.
J'ai peur de le perdre.
Il s'avance vers moi et pose sa tête sur mon épaule.
Je frissonne et ne peux résister , je l'enlace fermement.
Par peur qu'il s'échappe.
Dans ses bras je sens complet, enfin là où je dois être.
J'embrasse son front, ses cheveux.
Je ne contrôle plus rien.
Je nous berce pour qu'il se calme.
Et moi je pleure. Tellement je l'aime.
A la folie.

-Pourquoi tu pleures ?
-Parce que j'ai eu peur pour toi.
-Pour moi ?
-Oui.
-Pourquoi ?
-Parce que je t'aime.
-Ca veut dire quoi.... Aimer ?
-Ca veut dire que tu ne peux plus te passer d'une personne, que tu veux toujours être avec.
-Alors je t'aime aussi.


Putain je pleure encore plus.
Il m'aime... Il m'aime !
Je le serre encore plus fort contre moi.
Je suis heureux.

-Je t'aime tellement Bill !
-Dis, tu m'apprendras l'amour ?
-Tout ce que tu veux !


A cet instant plus rien n'existe hormis lui et moi.
J'ai compris qu'il me laissait entré dans sa bulle.
Dans son monde.
J'entends vaguement la porte se refermer.
Enfin seuls.
Je le serre fort contre moi.
Je me shoote à son odeur.
J'imprime chaque effluve de son parfum dans ma tête.
Je me sens enfin moi-même.
Dans les bras de Bill.
Cette personne si mystérieuse et formidable à la fois.
Je suis heureux de l'avoir rencontré.
Même si cet amour est étrange, inconditionnel, peut-être même interdit, je m'en fou.
Pour lui je pourrais décrocher la Lune, même plus.
Car quand on aime, on ne compte pas.

Trois ans plus tard.

-Mon amour t'as pas vu ma chemise ?

Bill arrive dans la chambre, un petit air coquin mais au combien adorable.
Ses mains sont derrière son dos.
Oh le petit farceur.

-Bill .... Mon amour si tu me rends pas ma chemise je te jure que tu seras torturé de chatouille jusqu'à ce que tu me la rendes !
-Tu n'oserais pas mon ange.
-Mais si !
-Alors viens la chercher.
-Cours !


Et c'est dans un cri faussement apeuré qu'il se met à courir dans toute la maison.
Je rigole et m'élance à sa poursuite.
Alinéa part se cacher, ayant trop la trouille de se faire écraser la queue par un Bill complètement fou.
Depuis qu'on s'est avoué notre amour , tout à changé.
Bill a commencé à s'ouvrir à moi, ça a été dur et long mais chaque jour il progresse.
Je suis fier de lui.
Mr Bruckmeier m'a enfin expliqué le passé de Bill.
A sept ans , ses parents se sont fait assassinés sous ses yeux, il a été très choqué et s'est enfermé dans son monde pour se protéger.
Sa carapace diminue chaque jour un peu plus.
Il a quitté l'hôpital il y a quelques mois à peine, le temps qu'il s'adapte et qu'il apprenne à vivre.
Je ne travaille plus dans cet hôpital mais dans un grand réputé à Hamburg.
Comme ça je vois un peu plus souvent Gustav.
Bill lui pour le moment ne va pas en cours.
Il a appris à lire, à écrire et à compter aussi, il n'avait jamais été à l'école de sa vie.
Jusqu'à ses 20 ans il est resté cloîtré dans cette chambre où tout le monde le laissé dépérir.
Il est tout fier d'apprendre, de m'aider, de vivre tout simplement.
Et moi je vis aussi maintenant, grâce à lui.
Peu importe les jugements , tant qu'il est là, tout va bien.
Il m'apporte tellement chaque jour.
Je rattrape Bill et le plaque contre le mur, resserrant mon corps contre le sien.

-Et maintenant ?
-Maintenant ? On fait l'amour.


Et c'est ainsi que l'on s'enferme dans notre bulle d'amour et de sexe.
Car même si Bill a une bouille d'ange, c'est une vrai panthère au lit.
Et c'est comme ça que je l'aime.
Oui je l'aime pour l'éternité.

*****

Bonjour !
Je m'excuse pour cet énorme retard, c'est honteux.
Au départ, un autre sujet était prévu mais j'y arrivais pas donc j'ai du tout recommencer.
Il y a des fautes, impossible de les corriger pour le moment, ça bug .
J'ai beaucoup aimé l'écrire.
Dîtes moi ce que vous en pensez !
Bisouxxx

Edit : Coucou ! Bon ben je commence déjà l'écriture d'un nouvel OS j'espère juste que je ne mettrai pas trop de temps haha , bref merci beaucoup pour tout vos commentaires, vous êtes géniaux !

Encore : Mon OS avance petit à petit , je veux juste qu'il soit bon même si il n'est pas aussi sérieux que les autres tant qu'à faire !
J'ai une question : Devrais-je postuler pour la YAC ?

# Posté le samedi 30 mai 2009 14:22

Modifié le lundi 31 août 2009 14:33

Parfum d'orange

Parfum d'orange
P.O.V Bill

Les cris des enfants et la chaleur me donnent une putain de migraine.
C'est les vacances d'été, il fait chaud , c'est la fête youhou.
Enfin pas pour moi.
J'ai raté mon bac, mon père furieux contre moi m'a dit qu'il allait m'apprendre la « vie » durant ces vacances.
Il est propriétaire et directeur donc d'un grand hôtel ultra chic à Hawaï.
Super hein !
Ben pas pour moi, il m'a engagé en tant que barman pour les deux mois à venir.
Quelle poisse !
Comme-ci j'avais besoin de ça !
Au lieu de passer des vacances tranquilles à Miami avec mes potes à faire la fête et bronzer, je suis coincé avec mon père dans son hôtel qui pue le luxe et l'argent.
Bon Hawaï c'est le pied mais pas pour bosser quoi !
Selon lui je me laisse trop aller et je suis un pur branleur.
Ben voyons, il est toujours aux abonnés absents il peut parler lui !
Trop occupé avec son buisness.
Faut dire que grâce à lui on ne manque de rien et qu'on a une superbe villa avec piscine en Californie.
Le pied non ?
Ben non, comme mon père est jamais là, je me retrouve tout seul dans cette immense baraque bien trop grande pour deux personnes.
J'ai bien dit deux.
Ma connasse de mère s'est barrée avec un gars plein de graisse uniquement pour avoir plus de fric.
Je l'a voit quand même de temps en temps, faut bien faire semblant d'être un fils bien éduqué.
C'est mal barré, rien qu'à mon look...
Cheveux noirs avec des dreads blanches, du maquillage bien noir et pour faire encore plus chier mon monde je m'habille de façon bien moule-cul.
Ah c'est sûr la tout de suite je ne fais plus petit fils à papa chéri qui dit oui amen à tout.
Je fais plus folle ou meuf au choix, c'est les remarques que je me prends le plus souvent à la face et je m'en fiche tellement !
Je me plais comme ça point barre.
Et mes amis m'apprécient tel quel aussi.
Quand je pense que j'aurais du passer les vacances avec eux !
En plus je les verrai plus l'année prochaine, bonjour la liberté pour eux avec la fac, leur propre appart et moi je suis toujours coincé au lycée et chez mon père.
La poisse !
En plus là je suis obligé de le suivre dans tout l'hôtel , je visite les lieux on va dire.
C'est trop chic et vieux à mon goût.
On dirait pas un hôtel club mais un appartement de luxe.
Berk.
Il n'y a que des riches et des gosses de riches.
C'est pas intéressant.
Je peux même dire que je suis pas du tout à ma place mais je m'en fou , mon père ne me forcera pas à porter un uniforme ridicule.
Il me force déjà à bosser il va pas en rajouter.
On traverse encore un long corridor pour se trouver dans les quartiers de l'équipe.
Je ne dors pas dans l'aile des clients.
Oui car en plus , le personnel possède ses propres chambres.
Sûrement hideuses comparées aux suites mais comme dit mon père : « Vous êtes là pour servir le client, pas pour vous reposer : »
Il est très stricte et directif.
Un chef quoi.
Ca va pas me plaire du tout.
Je hais les ordres.
Je préfère faire le pitre pour épater la galerie.
Le sérieux et moi ça fait un million.
J'y peux rien !
Je devrais peut-être être clown plus tard.
Ho ouais super !

-On est arrivé Bill.

Ah merde déjà ? Oh j'ai pas envie ça fait tellement officiel .... C'est chiant.

-Je suis vraiment obligé papa ? Je veux dire, je suis à Hawaï ! Je suis trop jeune pour bosser ! Je suis en vacances !
-Bill .... Grandis un peu ! Ca te fera du bien de travailler. Tu as fait n'importe quoi cette année, c'est honteux, être loin de ces..... Racailles te seront bénéfiques.
-Des racailles ? Tu te fous de moi ? Ce sont mes amis !
-Ce sont des mauvaises fréquentations ! Et puis regarde toi ...
-Je suis majeur alors tu pourras dire ce que tu voudras , je changerai pas pour toi !
-Tu es vraiment insolent ! Je vais t'apprendre la discipline tu vas voir. Entre.


Je me tais mais intérieurement j'ai juste envie de lui cracher à la gueule. Comment ose-t-il me parler de discipline alors qu'il est toujours absent ?
La pièce est bien moins belle que le reste de l'hôtel.
Quel contraste.
Le prince et le pauvre, on peut faire cette comparaison.
Et je remarque aussi que j'ai droit à un comité d'accueil.

-Bonjour tout le monde, je vous présente Bill, mon fils, il va travailler avec nous pendant ces vacances histoire de découvrir la vraie vie.
Il n'y connaît rien mais je vous demande de le traiter comme si ce n'était pas mon fils.
Bonne journée.
Et toi, pas de bêtises. Ne me fais pas honte.
Georg, il est à toi.
-Oui Monsieur.
-Bonne journée !


Sympa les au revoir...
C'est mon père tout craché.
Les membres du personnel me regardent avec curiosité.
Je suis quand même le fils de Gordon Ashton !
Ce nom impose le respect dans l'hôtellerie.
Eh oui mon père est très connu.
Seulement je doute que ces gens soient ravis de mon look.
Ca fait pas snobinard.
Mais plutôt vulgaire... Pour eux bien sûr.

-Bill ... Suis moi je vais avant tout te montrer ta chambre et tes quartiers.
-Mes quartiers ?
-Bah oui la cuisine et tout !
-Parce qu'on ne mange pas avec les clients ?
-Non, interdiction de se mêler à eux.
-Pourquoi ?
-C'est comme ça, demande au chef.
-Ugh non merci !


Bon Georg à l'air super sympa bien qu'aux premiers abords il me fiche la trouille.

-Et tu fais quoi ici ?
-Bah je suis barman aussi, mais plus expérimenté c'est pourquoi je vais tout t'apprendre.
-Joie...
-Quoi tu ne voulais pas te faire du blé ?
-Non j'ai plutôt été contraint et forcé.
-Pourquoi ?
-J'ai un peu déconné disons.... Et j'ai loupé mon bac.
-Je vois. Voilà ta chambre.
-C'est moche !
-Toi alors tu n'as pas ta langue dans ta poche ! Je te laisse prendre tes marques et dans dix minutes je te veux frais, dispo et souriant !
-Bien commandant !
-Haha bienvenue au Ashton Garden.


Super ! Je suis ravi.
Je regarde vite fait ma chambre.
C'est sûr , c'est pas la mienne.
Je veux dire par là que celle-ci est impersonnelle, froide, petite... Moche .
Il y a un lit , un petit bureau, table de chevet, télé quand même , un canapé, une petite terrasse et ensuite je suppose que c'est la salle de bain.
Il y a tout ce qu'il faut je dis pas le contraire mais bon c'est pas chez moi.
C'est pas mon univers.
Je dépose vite fait mes affaires et aère la chambre.
Je me recoiffe aussi à la va vite pour être présentable et ça toque déjà.

-C'est bon t'as pris tes marques ?
-Euh...
-Je prends ça pour un oui. On y va ?
-Il le faut vraiment ?
-Hum laisse moi réfléchir ... Oui !
-Merde.
-Allez c'est le premier jour le plus dur après ça ira tout seul.
-Si tu le dis.


Je le suis et on va dehors , il y a déjà du monde autours de la piscine.
Bon sang j'ai envie d'aller faire trempette, pas de servir des boissons.
Le soleil tape déjà , heureusement que je serai abrité quoique je crève déjà de chaud.
C'est beaucoup de famille bien riches avec leur sales mômes qui sont là.
Quelques vieux aussi.
Très peu de gens de mon âge, je suis déçu.
Quoique Georg a pas l'air vieux.

-Dis j'peux te poser une question ?
-Bah dis.
-T'as quel âge ?
-Vingt deux et toi ?
-dix-huit, bientôt dix-neuf.
-Okay alors c'est tout simple hein, tu tiens le bar, tu donnes juste les boissons qu'on te demande, si t'as un problème je suis juste à côté. C'est tranquille.
-Surtout barbant !
-Rabat joie. Allez au boulot Ashton !
-Pitié m'appelle pas par mon nom de famille.


Mon Dieu je sens que je vais me faire trop chier !
Servir les boissons .....
Super chiant.
Surtout quand ce sont de sales gamins qui demandent.
Je hais les gamins.
C'est bruyant, casse-pieds, puant, ça tient pas en place. Bref ça m'énerve.
Je suis derrière le bar et attends les clients.
Pour le moment c'est relax en effet.
Mais si c'est comme ça durant les deux mois, je vais mourir.
Bien que le cadre soit magnifique j'en conviens, c'est pas mon univers.
Trop bourge. Pas assez festif.
C'est mortel en fait.
Je vois pas d'animations et tout c'est trop bizarre.
Peut-être qu'il n'y en a pas le matin ...

-Monsieur ?

Ah un client !
Je me penche.... Super une petite fille qui a un regard espiègle, ça me fait peur !

-Oui ?
-Je veux un jus d'orange !
-Tout de suite miss.


Je lui prépare son jus en ajoutant des glaçons vu la chaleur atroce et lui tends son verre.

-Et ma paille ?

Euh ... En mode panique où sont les pailles ?

-Euh ... On en a plus.
-Je vais le dire à maman ! Je veux ma paille ! Maman !!!!!!


Oh merde merde merde je commence trop bien, déjà quelqu'un de pas content.

-Georg ! A l'aide.

Voilà que je me met à paniquer devant une gamine, ce job est vraiment pas pour moi.
En plus c'est qu'elle a de la voix, une dame arrive, sûrement sa mère.
So rich, so pretty.
Quelle horreur.
Et l'autre là qui me laisse comme un con me démerder...

-Lucy chérie pourquoi tu cries ?
-Je veux une paille ! Et le monsieur pas beau veut pas m'en donner.


Hein ? Mais elle est atteinte cette enfant ?
Sale gosse va ! Je vais t'en foutre des pailles tellement que t'en feras une overdose.
La mère relève son visage tordu de colère vers moi.
Ca va barder.

-Comment ça ma Lucy n'a-t-elle pas le droit à sa paille ? Rien ne doit être refusé à ma princesse. Vous n'avez pas honte ?
Quel est votre nom jeune homme ?
-Euh Bill.
-Eh bien Bill , je vais me plaindre au directeur , c'est scandaleux de se voir refuser quelque chose dans un hôtel, inadmissible ! Viens ma chérie on s'en va.


La petite grimpe dans les bras de sa mère et me tire la langue.
Gamine ingrate.
Ca commence trop bien, je vais me faire tuer par mon père, tout ça pour quoi ?
Une paille...
Sales bourges de merde, pas étonnant que je les hais.
Toujours à faire un scandale pour des futilités.
Et Georg, il est où ce con que je lui dise ma façon de penser ?
C'est de sa faute si je suis dans le caca .
Ah bah tiens, avec une minette, j'aurais dû m'en douter.
Il est censé être en service, il va quand même pas ma laisser faire tout le boulot ?
Je sens que ce que je vais faire ne va pas lui plaire, mais je m'en fiche.

-Hé Georg , tu crois quand même pas que je vais me farcir tout le travail alors ramène ton cul !

Oups j'ai peut-être crié trop fort.
Tout le monde me regarde, ben tu m'étonnes, il sont censés se reposer et paaf un boulet se ramène et gueule à plein poumons.
Je lui ai cassé son coup en tout cas vu qu'il se ramène bien furax et rouge de honte en même temps.

-Tu pouvais pas crier un peu plus fort ? Putain t'as abusé sur ce coup !
-Ouais ben de ta faute une mère folle à lier est en ce moment même entrain de se plaindre à mon paternel.
-Et en quoi est-ce de ma faute ?
-Les pailles Georg, tu m'as pas montré où elles étaient, et sa gamine cinglée a fait un scandale parce que je les trouvaient pas.
-Bah pourquoi tu m'as pas appelé ?
-Je l'ai fait gros malin , mais t'avais l'air occupé !
-Désolé... Mais comment dire...
-Te fatigue pas t'es en manque.
-Ouais, pas toi ?
-M'ouais bof.
-Arrête tu dois toutes les faire tomber.
-Euh ... Hahahaha ouais ouais.
-Fais pas ton modeste.


Il est sympa mais franchement lourd.
Les filles c'est ... Eurk , c'est pas mon truc du tout mais personne le sait. Je suis pas du tout un chaud lapin.
J'ai même jamais eu de relation sexuelle de ma vie, même pas une pipe.
Bien sûr il m'arrive de me toucher mais c'est tout.
J'attends tout simplement LE mec.
En parlant de mec voilà justement une bande de jeunes qui arrivent à la piscine.
Encore des fils à papa sûrement.
Ca m'intéresse pas , je détourne le regard vers Georg qui mate encore des filles.
Celui là est un sacré on peut le dire.

-Excusez moi.

Je fais limite un bond , j'avais pas remarqué qu'il était là.
Un blondinet un tout petit peu rondouillard d'une vingtaine d'années se tient devant moi.
Je suppose qu'il veut commander.

-Oui ?
-Alors ça serait pour un jus de fruit pressé à l'orange, un café sans sucre, un coca et .... Tom tu veux quoi déjà ?
-Une vodka Gustav !
-A cette heure-ci ?
-Oh Gus commence pas .
-Bon bah une vodka en plus. Vous pourrez nous servir à notre table ? Euh ... Tout va bien ?


Oui tout va trop bien, putain de bordel de merde mais quel canon !
Mon Dieu je suis amoureux.
Oui bon façon de parler, je sais même pas ce que ça fait de tomber amoureux. Mais le coup de foudre ça existe non ?
C'est juste que ... wahou ! Merde merde qu'est-ce qu'il fait ?
Pourquoi il me regarde ?
Je me sens rougir comme une fille de douze ans.

-Euh ... Bill ? BILL !
-Hein? Quoi ?
-Tu es en service je te rappelles, tu materas les filles à ta pause. Sers les ils s'impatientent.
-Heu ouais pardon.
-Excusez-le il débute.
-Je le saurai pour la prochaine fois.
-Casse rien.
-Je suis pas non plus à ce point.


Je prends le plateau pour servir ces messieurs, même pas capable de bouger leur cul.
C'est quand même dingue !
Bientôt faudra les torcher.
Bourges à la con.
Je souris faussement et pose les boissons.
Ils font pas attention à moi, c'est pas plus mal.
Sauf que j'aurais aimé avoir un regard sur moi. J'essaye de le regarder en coin, sans me faire griller.
Très beau, encore plus de prêt.
J'ai pas le temps de le reluquer, faut que j'y retourne.

P.O.V Tom

Qu'est-ce qu'elle a l'air bonne cette serveuse !
Si elle pense que j'ai pas repéré son petit manège.
Je me la ferai bien !
Je suis pas venu à Hawaï pour bronzer mais bien pour baiser.
Et aussi pour fêter la réussite des exams.
A 24 ans , être diplômé de physiques c'est le pied.
Oui je suis un matheux, amoureux des chiffres, c'est l'une de mes passions avec le sexe.
Le truc qui a rien à voir !
Les filles aiment mon corps, j'aime le leur , on passe un bonne soirée et le lendemain on se dit au revoir, parfois il m'arrive de coucher plusieurs fois avec la même, si elle est douée au pieux bien sûr !
Je suis un salaud ?
Non juste jeune et j'aime prendre du bon temps.
Il n'y a jamais de surprise, on fixe les conditions à l'avance.
Vaut mieux.
Je n'aime pas m'attacher à une fille, ça parle trop c'est chiant.
Je préfère quand elles crient, han oui ça c'est très bon !
J'observe le magnifique petit cul de cette brune qui vient de nous servir.
Mon dieu qu'il a l'air bon.
Il me la faut , ce soir.

-Bah alors Tom tu changes de bord ?
-Hein ? Mais qu'est-ce que tu racontes Gus ?
-Ben je sais pas , tu fais que mater le serveur depuis tout à l'heure.
-Quoi ? Attends tu te fous de moi ? Ca un mec ?
-Ouais il s'appelle Bill d'après ce que j'ai entendu.
-Putain la honte ! Flasher pour un mec ugh !
-En plus il te beuguait sur toi.
-Ah non me dis pas ça Elias !
-T'as pas de chance Tom, en plus dans le genre tarlouze on fait pas mieux.
-Arrête Elias c'est bon .
-Ben quoi ? J'aime pas les Pédés. J'y peux rien.
-T'as eu une mauvaise expérience ?
-Exactement mon cher Tom.


Bon sang je viens de me taper la honte, c'était un mec ...
Tant pis , heureusement que je l'ai pas dragué , je suis pas homophobe, tant qu'ils restent loin de moi.
Oui je sais c'est pas sympa mais je les trouvent aussi pitoyables que les filles que je baise.
Limite quand on est en manque un trou reste un trou.
Je deviens méchant.
Bon ben reste plus qu'à trouver une jolie demoiselle à se mettre sous la dent.

P.O.V Bill

J'en ai assez de ce boulot d'esclave.
Servir des clients capricieux c'est pas possible.
Je vais péter une durite avant la fin de la journée.
Et le pire c'est que je peux même pas les envoyer se faire cuire un ½uf.
Le client est Roi.
Devise à la con.
C'est ma pause et après je pourrai aller manger un bout avec mes « collègues ».
C'est un bien grand mot.
Ils me disent rien en face parce qu'ils ont peur que j'aille tout cafarder à papa chéri mais je sais que ça parle sur mon dos.
Mon look dérange, tout comme mon attitude.
Je m'en fiche, mais malgré tout je me sens seul ici.
C'est vrai je suis au bout du monde, sans mes amis, mon chez moi.
J'ai perdu mes repères, je suis forcé de bosser... Tout pour bien stresser.

-Bill tu peux aller manger.
-Merci Georg.


Lui par contre à l'air sympa.
J'ai pas très faim mais il faut que je reprenne des forces pour le reste de la journée.
Ah ouais la bouffe c'est pas pareil que pour les clients !
Pas de homard pour nous.
Pas que j'aime mais bon ...
Ca fait un peu discriminatoire.
Bref je prends des frites et un bon steack, et me mets seul à une table.
Je connais pas les autres et j'ai pas du tout envie de rester avec des hypocrites.
Je me dépêche, je reprends bientôt, j'ai vraiment pas envie de crever de chaud et de tenir le bar extérieur mais je suis bien obligé.
Mon absence serait trop remarquée.
Je suis quand même le fils du patron.
Vive les avantages....
L'air est toujours autant irrespirable, pourtant on est prêt de la plage, il devrait faire meilleur.
Je vais me choper des coups de soleil.
J'espère juste revoir le gars aux dreads , ça me ferait une occupation.
Puis oui j'ai craqué pour lui.
Fin ça se trouve c'est un con mais il est différent des autres.
Oh et puis zut faut que je me concentre sur mon job.
Je veux pas me faire engueuler par mon paternel parce que je passe mon temps à rêvasser.

Le temps passe lentement je n'ai pas revu le blond depuis deux jours et les clients sont ennuyeux à mourir.
On dirait un hôtel pour vieux !
Je fais pas trop de bêtises, mais bon , je n'ai aucune passion dans ce que je fais.
C'est vraiment parce que je n'ai pas le choix.
Là j'ai juste envie de me reposer.

-Bill tu peux partir.
-Enfin !
-Tu t'en es pas si mal sorti aujourd'hui !
-Charmant...
-Allez va faire bronzette , t'es tout blanc.


Sympa le Georg je le retiens celui là. Bref tranquille j'ai enfin fini.
Je suis pas là depuis longtemps et j'en ai marre.
C'est vraiment pas fait pour moi.
Peut-être que si je fais n'importe quoi, mon père me virera.
Oh ouais ce serait bien.
J'avais pas envie de venir déjà alors un vengeance s'impose.
Oui bon ça fait gamin bref je reste pas près de la piscine j'ai besoin de m'éloigner du bruit et de cet hôtel maudit.
La plage est tout près autant en profiter.
En plus il n'y a personne.
Je pose ma serviette et me laisse bercer par le son des vagues.
Ca m'apaise totalement, j'aime la mer, depuis toujours.
Si seulement je pouvais rester là jusque la fin de ces foutues vacances.
Mon père repart bientôt pour la Californie.
Je vais être encore plus seul.
Pour pas changer bien sûr.
Il pourrait au moins se rendre compte que j'existe.
J'aurais aimé faire des trucs avec lui, comme du basket , du volley ou même juste s'asseoir sur le canap' et discuter de tout et de rien.
Seulement c'est pas le cas, j'ai l'argent oui, mais pas l'amour d'un père.
J'étais tellement dans mes pensées que j'ai pas entendu que des gens arrivaient.

P.O.V Tom

-Ah non le pédé de serveur est là ! Tous aux abris !
-Elias pitié laisse le tranquille.
-Gustav me dis pas qu'il pollue pas l'air ?
-T'es pas content ? Ben casse toi !


J'en reviens pas qu'Elias sorte ça, lui qui est pourtant si ouvert d'esprit, il me déçoit.
Il me dérange pas du tout ce gars.
Sans savoir pourquoi, le voir me rend content , il a pas l'air méchant du tout en fait.
J'ai été très con de m'être moqué de lui.
Elias se tire, vexé qu'on ne soit pas de son avis.
La plage est à tout le monde d'ailleurs.

-Gus je vais aller voir si il ne veut pas se joindre à nous.
-Comme tu veux mais pitié ne l'insulte pas.
-Je suis pas comme ça.


Il a l'air si seul, c'est étrange . J'avance doucement vers lui , je veux pas non plus l'effrayer.
Je sens son odeur d'ici, de l'orange, ça éveille mes sens.
Quoi ?
Qu'est-ce que je raconte ?
Si je me mets à fantasmer sur les oranges c'est que je suis encore plus taré que je l'imaginais !
Ses yeux son fermés.
Il est vraiment beau.
Je ne pensais pas dire ça d'un mec un jour.
Mais lui c'est .... Je sais pas mais il est d'une beauté à glacer le sang.
Je me sens tout timide d'un coup.
Je sais pas comment l'aborder.

-Hum excuse moi ?

P.O.V Bill

Je fais un sacré bond, mais qui ose me déranger pendant ma pause ?
Je me retourne vivement prêt à assommer celui qui m'a fichu une trouille bleue quand je me fige, la bouche grande ouverte.

-Pardon je voulais pas te faire peur. Dis , euh , ça va paraître stupide mais ça te dirait pas de venir avec mon pote Gustav ?
-Euh... Bah... Euh...
-Oh mais si tu veux pas , c'est pas grave hein...
-j'accepte
!

Il me regarde tout étonné de ma réponse, moi aussi d'ailleurs, bon sang , cette beauté me parle, m'invite à rester avec c'est trop génial !

Ellipse

-Bill grouille tes fesses je veux pas rater la soirée !
-Roo c'est bon Tom j'en ai plus pour longtemps.
-Ca fait deux heures que tu me dis ça.
-C'est pas vrai.
-Si je te le dis.
-Oups pardon Tomi d'amour.
-Rah Bill non !


Je rigole, ça fait déjà quinze jours qu'on se connaît et on se lâche plus, il est tellement génial.
Il habite pas très loin de chez moi, ça c'est super.
Il est tout fou et joyeux.
Vingt quatre ans, et on dirait toujours autant un gamin.
Comme il l'a dit , c'est les vacances, ouais pour lui hein ! Moi je bosse toujours quelle horreur.
D'ailleurs je suis toujours aussi nul et mon père m'a passé un sacré savon l'autre jour parce que j'avais renversé tout des cocktails par terre.
Mon père m'avait même rabaissé devant tout le monde me traitant d'incapable.
Vivement que ça se finisse , mais si Tom, Gustav et Georg n'étaient pas là je crois qu'il y a longtemps que j'aurais craqué.
Je finis de me préparer, demain je bosse pas donc j'en profite pour faire la fête , et boire beaucoup de jus de fruits , avec de la vodka cachée bien sûr.
Tom s'impatiente encore mais ce qu'il ne sait pas c'est que c'est pour lui que je me fais beau.
Stupide ?
Carrément mais je crois que je suis vraiment tombé amoureux de lui.
C'est bien ma veine, lui qui préfère les filles...Je vois bien que sa façon de les regarder n'est pas la même que quand il me regarde.
Ca me rend triste mais je profite un maximum de ce qu'il m'offre.
Je voudrais tellement plus pourtant.
Qu'il m'aime ?
Ouais qu'il m'aime, qu'il me fasse plein de bisous ...
Avoir enfin de l'amour, j'en ai tellement besoin.
J'ai envie d'être important pour quelqu'un et surtout qu'il m'apprécie tel que je suis et pas pour le compte en banque de mon père.
Je soupire et rejoins Tom qui est absolument à croquer dans son baggy et son marcel blanc qui laisse apparaître ses muscles, han putain ses muscles !

-Bon t'as fini de mater oui ?

Je rougis comme pas possible, je suis toujours aussi peu discret en matière de matage intensif.
Je profite un max je risque de plus trop le voir après les vacances...
Vaut mieux pas penser à ça , on y est pas encore.
Nous allons dans la fameuse discothèque de l'hôtel qui est surtout bondée de vieux.
Super, on va s'éclater...
On va s'asseoir à une table et Tom part chercher à boire, j'ai besoin de me détendre.
Il revient quelques minutes après tout sourire.
Qu'est-ce qui lui arrive encore ?

-Devine quoi ? Y a tout des minettes qui craquent pour moi mais une en particulier , elle va nous rejoindre , tu verras elle est trop sympa.
-Ah... Bah je vais peut-être pas rester alors.
-Allez Bill ! Billou....
-Désolé mais tenir la chandelle non merci.
-Tu fais chier tu le sais ça ?
-Moi ? Non mais attends , on est censé passer la soirée à deux , et tu ramènes déjà une salope !
-Parle pas de Rebecca comme ça ! J'y peux rien si t'es jaloux de moi !
-Jaloux de toi ? Je te rappelle que je suis homosexuel ! Pauvre con.
-Ah t'es jaloux d'elle alors ?


Je ne dis plus rien, il a raison, je suis jaloux d'elle.
Il ne sait rien de mes sentiments pour lui.
Ces sentiments me bouffent plus fort chaque jour, le voir comme ça avec des filles me rend malade.
J'ai juste envie de les étriper , de leur dire d'arrêter de le toucher avec leurs mains crades.
Quand il me raconte ses exploits sexuels, j'ai juste envie de lui hurler d'arrêter et d'ouvrir les yeux sur ce que je ressens.
Georg sait que je l'aime, il n'a rien dit, juste que je ne devais pas avoir d'espoirs.
Qu'il était trop vieux et hétéro pour moi.
Tout ça je le sais mais je n'ai pu m'empêcher d'espérer.
Pour rien car maintenant il va plus jamais rester avec moi.
Il ne dit rien pour le moment , il doit commencer à comprendre qu'il a tapé dans le mile.

-C'est donc ça...

Ca y est il parle, je ne peux plus le regarder en face, j'ai honte.
Honte parce qu'il a enfin compris ce que j'essayais de cacher depuis quelques jours.
Plus jamais il ne me regardera de la même manière.
Je sais bien que quelque chose s'est brisé.
Puis je suis encore un gamin alors que lui... C'est un homme.

-Bill, regarde moi s'il te plait.
-Peux pas.
-Hé , je vais pas te taper dessus. Je suis juste ... Surpris.
-De quoi ?
-Ben .... De ... Tu sais.
-Non. Dis moi .
-De ... Te plaire.
-Pourquoi tu es étonné ?
-Disons que je suis plus habitué à plaire aux filles.
-Ah... Ecoute Tom ... Je vais rentrer. Vaut mieux hein ? On se revoit plus tard.


Je ne lui laisse pas le temps de répliquer que je m'enfuis déjà.
Je m'éloigne le plus possible de l'hôtel, m'enfonçant dans le noir.
Cette partie n'est pas éclairée, j'ai du mal à mettre un pied devant l'autre sans pleurer.
Finalement j'arrive sur la plage.
Je vais au plus près des vagues.
Ce son est vraiment bon , je ferme les yeux et écoute la mer.

P.O.V Tom

Où est-il bordel de merde ?
Il m'a pas laissé le temps d'en placer une cet idiot qu'il s'était déjà enfuit.
Jamais vu ça !
Une tornade.
Je me laisse guider par son parfum à l'orange.
Celui qui m'envoûte tant.
Je ne saurais dire ce que je ressens pour Bill.
Il est magnifique, il a de l'humour, de la conversation.
Quand il est pas avec moi, je me sens tout drôle, quand il est là aussi mais c'est pas de la même manière.
Puis il y a cette putain d'odeur.
L'orange.
Mélange subtil entre le sucré et l'amer.
Mais je raconte que des conneries.
Il me rend dingue, c'est définitif.
Mais de là à dire que c'est de l'amour... Je sais pas.
Je suis perdu.
On a jamais été spécialement tactile, par peur sûrement mais je suis sûr que sa peau est douce.
Ca se voit, et ça se sent.
Okay l'orange me rend fou. C'est à noter.
Ses yeux aussi.
Oh oui ses yeux !
Je ne sais pas du tout où il peut être, ça m'énerve.
On a besoin de parler. Et sérieusement.
Je veux savoir, depuis quand.
Ca m'intrigue.
Je comprends maintenant son comportement envers moi.
C'est un idiot, il aurait dû m'en parler.
Je le cherche toujours , si ça se trouve il est parti dans sa chambre.
Ah ben tiens il tombe bien celui là !

-Georg ! T'as pas vu Bill ?
-Euh sur la plage.
-Merci vieux !


Je cours vers la plage comme un fou, je veux pas le louper.
L'explication doit avoir lieu.
Je le vois , assis, ses cheveux volants au grès du vent.
Je m'assois à ses côtés. Je ne sais pas trop quoi lui dire en fait.
Je ne suis pas sûr de pouvoir répondre à ses attentes, c'est tout nouveau pour moi.

-T'es venu m'insulter ?

Ses mots me choquent.
Comme si j'allais faire ça ?

-Bien sûr que non ! Comment tu peux penser ça ?
-Parce que je n'ai pas le droit de t'aimer.
-Pourquoi ?
-Parce que je vais avoir mal.
-Mal ?
-Tu ne m'aimes pas...Comme moi.


Sa voix s'éteint, je ne peux le laisser comme ça, il a l'air si triste.
J'aurais du voir...
Je m'approche de lui et le prends dans mes bras.
Je ne sais pas si ça lui fait du bien mais à moi oui, son odeur d'orange m'envoûte complètement.
Non c'est lui en fait.
Je le serre fort. Très fort même , je ne peux pas me détacher de lui.
Je me sentirais mal, vide, incomplet.
Je deviens romantique , je suis grave.

P.O.V Bill

-Depuis quand ?
-Pardon ?
-Depuis combien de temps ... Tu ressens ça ?


Que lui dire ? Je me sens bête , pourquoi veut-il savoir ça ?
Ca ne va rien changer, il ne m'aimera pas comme moi.
C'est la vie.
C'est dur, ça fait mal. Je hais l'amour. Ce sentiment qui arrive jamais au bon moment.

-Alors Bill ?
-Depuis le premier jour.
-Oh...
-Je suis stupide non ?
-Dis pas ça. T'as pas choisi.
-En effet.


Je ne relève pas la tête, je peux pas.
Il sait tout, ça n'aurait jamais dû se passer ainsi.
Je me retiens de pleurer.
Pas pour ça, pas pour lui.
Après tout je le connais pas si bien que ça, non ?
Ma tête est toujours plongée dans son cou, je me sens si bien.
J'ai envie d'effleurer sa peau avec mes lèvres, je veux connaître son goût, sa saveur, sa douceur, tout.
Mais c'est un rêve, un fantasme qui restera inachevé.
Je sens qu'il relâche son étreinte, non m'abandonne pas !
Je me raccroche à lui comme un fou, je veux pas qu'il me laisse.

-M'abandonne pas, pardon , pardon de t'aimer.
-Chut je t'abandonne pas. Et arrête de dire des bêtises.


Il relève ma tête. Mes yeux plongent dans les siens , il est magnifique.
Je vais pas pouvoir me retenir longtemps, je veux l'embrasser.
Ses lèvres m'attirent, je beug dessus.
Je ne peux m'empêcher de me rapprocher d'elles.

P.O.V Tom

Ses lèvres se rapprochent des miennes. Je ne peux résister à l'envie de les bouffer.
Ces lèvres pulpeuses et tentatrices.
Je penche ma tête sur le côté, afin d'accueillir ses lèvres qui m'ont tant fait fantasmer.
Je ne me pose pas de questions, j'en ai envie point.
On se cherche un peu, je crois qu'on est tous les deux terrifiés , car c'est nouveau autant pour lui que pour moi.
Je n'ai jamais embrassé un homme tout comme lui n'a jamais embrassé personne.
Nos lèvres se frôlent, rien que ça m'électrise.
J'en veux plus mais je lui laisse le temps de découvrire.
Je prends le dessus en frôlant son visage de mes lèvres.
Je n'appuie pas , je le laisse ressentir les différentes sensations.
Sa peau est si douce, il a plein de frissons, moi aussi.
Il est magnifique , je ne contrôle plus rien, je me laisse aller.
Je suis vaincu, je perds le contrôle , lui aussi, il commence à respirer fort , je rapproche mes lèvres des siennes pour enfin les poser.
C'est délicieux, je le serre plus fort que jamais , je ne pensais pas embrasser un garçon un jour mais c'est bien meilleur qu'une fille.
On est timide, on ne sait pas trop quoi faire de nos bouches.
Alors on savoure juste l'instant.
Je veux que ce soit Bill qui prenne les commandes.
Mes mains caressent ses hanches tandis que les siennes sont sur mon dos.
Le baiser est doux , simple , je n'ai pas besoin de plus en fait.
Il décale ses lèvres sur ma joue, et tout doucement il dérive sur mon cou.
Je frissonne de plaisir.
Il est tout timide mais c'est délicieux.
Je me penche sur le côté.
Je lui offre mon corps.
Ses baisers me rendent fou.
J'en veux plus.
On perd le contrôle, il reprend possession de ma bouche.
Il y met plus d'ardeur, il prend confiance en lui.
Je sens sa langue lécher mes lèvres, okay j'ai compris.
Nos langues se rencontrent enfin, c'est fantastique.
On s'accroche comme si c'était le dernier jour.
Plus de gène , on se frotte l'un à l'autre tellement c'est bon.
On gémit dans la douceur de nuit.
Je bande comme un malade, j'ai besoin de me soulager.
Bill est dur lui aussi, je le sens.
Je fais pression sur son corps pour me retrouver allongé sur lui.
Nos lèvres n'étant pas séparées continuent de se bouffer.
Son odeur d'orange est partout autours de moi.
J'ai envie de le déshabiller.
De le voir nu.
De voir sa queue dressée , gorgée de sang.
De la lui sucer comme jamais.
Même si ce sera la première fois.
Oui je veux tout ça.

-Han Tomi.

L'entendre gémir me donne envie de tout lui arracher.
Mais j'ai peur d'aller trop vite, alors je me retiens.

-J'ai... Trop ... Chaud.

Je vois, il veut que je lui vire ses fringues.
Un à un, chaque vêtement fini à terre, dans le sable.
Il est entièrement nu alors que j'ai encore les miens.

P.O.V Bill

Je me sens rougir alors qu'il me détaille.
Je me trouve tout d'un coup affreux, j'ai presque honte de mon corps.

P.O.V Tom

Je me lèche les lèvres , il me fait envie à un point incroyable.
Mon sexe pulse à sa vue. Surtout quand je voit sa verge gorgée.
Elle est énorme !

-Tom !
-Quoi ?
-Arrête de me regarder comme ça, c'est gênant.
-Ne le sois pas, tu es magnifique.


Je le dévore des yeux avec gourmandise, il commence à luire dans la nuit.
Ca le rend encore plus beau.

-Tom ?
-Oui ?
-Tu ... Tu te déshabilles pas ?


Je souris il est trop mignon, timide comme ça.
Ca change du Bill extraverti et complètement barré que j'ai pu voir.
Il découvre l'amour en même temps, ce n'est pas rien.

-Déshabille moi.

P.O.V Bill

J'ouvre les yeux en grand.
Mon dieu , le déshabiller...

-Mais... J'ai jamais fait.
-Je t'apprendrais.


Je m'approche , reprends sa bouche en otage.
Un à un , chaque vêtement quitte le corps de Tom.
Corps plus bandant que jamais.
Je le touche, le découvre.
Il fait de même.
C'est enivrant.
Nos sexes se touchent , je sursaute.
Elle est si chaude.
Je l'effleure du bout des doigts.
Elle est douce.

-Billy, Billy, viens.
-Où ça ?
-La... Ha... La mer.


On se relève, l'eau accueille nos corps, elle est encore chaude.
A peine séparés que nos corps se rejoignent à nouveau.
Sexe contre sexe , bouche contre bouche, on ne se lâche plus.
C'est tellement bon, nos gémissements sont étouffés , on est seuls au monde.
A Hawaï, tard la nuit, dans l'eau, nous apprêtant à faire l'amour.
Rien de plus romantique.
Ses jambes s'enroulent autours de mes hanches, mon sexe effleure son anus.
Je sursaute, que fait-il ?

-Viens Billy, en moi.

Rien que cette phrase me donne des frissons et une irrésistible envie de plonger dans son corps, mais j'ai peur.
Je peux pas.
J'ai jamais fait l'amour à un homme, ni même à une femme.
Je veux pas lui faire mal.

-N'ai pas peur, j'ai confiance en toi, petit ange.

Je rougis, alors il veut vraiment...
Je le réembrasse alors qu'une de mes mains se faufile entre nos corps.
Je touche encore son sexe, descends le long de ses testicules pour finalement effleurer ce petit trou.
Il se contracte.
Je le caresse pour le détendre et finalement le pénètre d'un doigt.
C'est chaud, ses muscles se serrent alors que le l'embrasse de plus en plus fort pour détourner son attention.
Il se détend, je peux bouger mon doigt et en enfoncer un autre.
Je les bouge petit à petit, je ne tiens pas à ce qu'il ait mal.
Il commence à remuer son bassin lui aussi et à gémir.
Ca m'excite putain, ma queue est si dure, j'ai mal , je veux me caresser mais si je lâche Tom, il tombe.
Alors je me retiens.
Pour lui.

-Han, Billy, c'est trop bon. Je suis prêt. Mets la moi.

Je pulse à ses mots. Mes doigts sortent. Je le regarde dans les yeux.
C'est si soudain, je veux qu'il soit sûr.

-Vas-y. Ai confiance en toi.
-Si tu savais comme j'ai peur de te faire mal.
-Moi aussi. Mais j'ai envie de t'offrir ma première fois avec un homme.


Dernier bisou.
Il est prêt.
Il le veut.
Je pensais tellement que j'allais être le dominé.
Je le maintient contre moi.
Lui aussi s'accroche.
Sa respiration s'accélère.
On est tout les deux stressés.
Mon sexe en main, Je le descends lentement jusqu'à atteindre ses fesses.
Je le caresse, frôlant son trou avec mon gland.
Je le titille un peu, pour le rassurer aussi.
On tremble tout les deux.
Je l'embrasse encore et encore, je ne peux plus me passer de ses lèvres.

-Maintenant Billy, en moi. Mets la moi.

Bordel qu'il arrête avec ces obscénités ! Sinon je le prends comme ça d'un coup.
Mon gland frotte encore un peu son anus, puis avant de pousser plus fort, j'embrasse son cou, pour détourner son attention.
Je force un peu, et introduit mon gland , instantanément il se crispe.

-Tomi ?
-Continue.
-Mais tu as mal.
-C'est rien , ça va aller.


Il me sourit, ou grimace plutôt.
Mais il ne veut pas que j'arrête.
Alors , j'avance doucement dans son corps.
Il si étroit.
C'est bon ! Ma respiration s'accélère.
Je dois me retenir pour ne pas gémir.
Par respect pour lui.
Il s'accroche de toutes ses forces.
Je lui fait mal.

-Ca marchera pas Tomi.
-Si , j'ai presque plus mal.
-Non Tomi, tu as mal. Et je veux pas te blesser.


Je me retire de lui.
Hors de question qu'il souffre.
On a le temps pour ça.
Il n'était pas prêt.
Trop soudain tout ça.
Je le serre fort dans mes bras.
Il tremble.

-Pardon Bill.
-Chut , c'est rien Tom.
-J'ai tout gâché.
-Je t'interdis de dire ça ! Ca arrive à tout le monde. On était pas prêt c'est tout.


Comment peut-il croire ça ?
Je l'embrasse à en perdre la raison, je bande toujours.
Tom le sens je crois.

-On sort de l'eau ?
-Oui.


Nous regagnons chacun nos chambre, heureux et tristes à la fois.


Ellipse

-Tomi, Tomi.
-Ah ! Continue mon amour.


Mes coups de bassins s'intensifient , son corps est délicieux. On transpire comme des malades.
Lui faire l'amour est la meilleure chose du monde.
Ses gémissements se transforment en cris.
Je ralentis mes mouvements pour les rendre plus doux, plus sensuels.
Je vais profondément en lui , chatouillant ainsi sa prostate.

-Hum, presque Billy.

Je souris, il en a vraiment envie.
Il donne à son tour des coups de bassins.
Oh bordel, il resserre ses muscles, je me cambre, je m'y attendais pas et donne un énorme coup de bassin.

-Oui !

Je l'ai touché.

-Encore, encore !

J'accélère comme un taré, oui , oui , mon ventre se tord dans tous les sens , le plaisir est présent dans chaque centimètre carré de ma peau.
Je bouffe sa bouche.
On fait l'amour comme des sauvages, on s'embrasse comme des sauvages, on s'aime comme des fous.
Oui 5 ans d'amour fou. Ca passe tellement vite.

-Je t'aime Tomi, je t'aime.
-Moi... Ha moi aussi je t'aime.
Plus vite !


J'obéis, je vais en lui comme jamais mais ce n'est pas de la baise, juste des retrouvailles.
Nos corps glissent parfaitement l'un contre l'autre.
Je caresse son torse luisant et descends jusqu'à sa verge tendu et dure.
Elle n'attend que ça, être caressée.
Je la pompe énergiquement mais sans lui faire mal.

-Oh bordel Billy !

Je fatigue, la jouissance n'est plus loin, cela doit faire des heures qu'on fait l'amour.
On est très endurant, on a de la pratique.
Et être en lui est la meilleure chose du monde.

Je donne tout ce que j'ai, frappant sa prostate à chaque coup, le faisant crier comme un dératé.
Moi je hurle, tout en continuant de le masturber.
Il vibre, il pulse, il va venir.

-Viens mon amour, jouis.
-Oui, j'arrive !


Il se crispe, tout son corps se tend, il éjacule sur ma main, sur son ventre, c'est beau.
Son visage est tordu par la jouissance.
Magnifique.
Je rassemble tout ce que j'ai et lui donne un coup magistral , j'éjacule contre sa prostate, il hurle une dernière fois.
Je me laisse tomber sur lui.
On a du mal à respirer.
C'était tellement intense !
On s'embrasse doucement, ma vie est magnifique avec lui.
Si je suis heureux ?
Oui plus que jamais.
Finalement , on a jamais quitté Hawaï , lieu de notre rencontre.
C'était pas possible, mon père l'a très mal pris au départ mais je ne lui ai pas laissé le choix.
Gustav et Georg étaient eux par contre contents pour nous.
On les voit toujours bien sûr.
Ce sont nos amis.
Ce que l'on fait dans la vie ?
Ce qu'on aime vraiment !
Ca n'a aucune importance. L'essentiel est qu'on s'aime.
Tom rigole, mais qu'est-ce qu'il va me sortir encore ?

-Pourquoi tu ris ?
-Tu sens l'orange.


Et oui on vit d'amour et d'orange.

***

Voilà !
C'était censé être un OS court , ouais, ben nan finalement il est plus long que les autres.
Je ne sais pas quoi en penser, je suis pas ultra satisfaite, je sais pas, peut-être trop niais mais de temps en temps , la guimauve ne fait pas de mal non ?
Allez, dîtes moi tout, n'hésitez pas !

Bisouxxx

Edit : Coucou ! Merci pour tous vos commentaires ! Une nouvelle idée vient de germer dans mon cerveau , j'en dis pas plus ... A bientôt !

# Posté le jeudi 10 septembre 2009 15:17

Modifié le samedi 26 septembre 2009 15:56